Immigration : le Maroc honore ses engagements

La moitié des immigrés installés au Maroc ont un niveau universitaire.

Deuxième phase d’intégration des immigrés subsahariens. Elle se déroulera selon les mêmes conditions que la première, qui avait concerné quelque 25 000 personnes. Les bureaux des étrangers chargés de recevoir les demandes de régularisation ont été ouverts depuis jeudi. Cette initiative, lancée sur instruction du Souverain, conforte la nouvelle politique migratoire du Maroc. Et pour mettre en œuvre cette politique, affirme SM le Roi dans son discours du 20 Août dernier, «notre pays, sans condescendance, ni arrogance, ni dénigrement, ni discrimination, a procédé à la régularisation des migrants, conformément à des critères raisonnables et équitables, en créant pour eux les conditions appropriées pour s’établir, travailler et vivre dignement au sein de la société». La nouvelle campagne de régularisation devrait concerner, entre autres, des étrangers disposant d’un contrat de travail, ceux résidant au Maroc depuis 5 ans ou encore ceux atteints de maladies chroniques. Cette campagne intervient, et c’est juste un hasard de calendrier, alors que les voisins algériens ont entrepris il y a plusieurs jours une «chasse à l’homme noir», avec, à la clé, des opérations d’expulsion massives qui ont suscité l’indignation des ONG internationales. Par ailleurs, et selon une étude réalisée à l’initiative de la Fondation allemande Konrad Adenauer et de l’Université internationale de Rabat sur les immigrés subsahariens installés au Maroc, 70% sont arrivés au Maroc par avion et  74% sont des hommes. L’âge moyen des migrants installés au Maroc est de 28 ans, 50% d’entre eux ont un niveau universitaire. 76% travaillent dans l’informel et touchent pour 28% des revenus mensuels de moins de 1 250 DH.