Huit nouveaux axes autoroutiers en PPP à l’étude

L’évaluation préalable de la réalisation de ces axes sera lancée en octobre.

Lancé il y a à peine trois mois, «le Plan Routier à l’horizon 2035» commence à se concrétiser. Deux marchés sont d’ores et déjà lancés dans le cadre de ce programme qui vise la réalisation de 5 500 km de routes, dont 3 400 km d’autoroutes et 2 100 km de voies express, pour un investissement d’environ 96 milliards de DH. L’objectif est de mener deux études d’évaluation préalable pour la réalisation et l’exploitation de 8 nouveaux axes autoroutiers dans le cadre d’un partenariat public-privé. Le ministère du transport, de l’équipement et de la logistique désignera le 13 octobre l’adjudicataire du 1er marché d’une valeur de 2,944 MDH. Ce lot porte sur cinq nouveaux axes autoroutiers d’un total de 434 km. Il s’agit de la desserte de la ville de Nador à partir de l’autoroute Fès-Oujda (Guercif), la desserte du futur Port Nador West Med, l’axe Tanger-Tétouan, la desserte bipôle Fès-Meknès et Tanger-Tétouan et enfin l’axe Fès-Taounate. Le deuxième marché sera attribué le 18 octobre. Il concerne  trois nouveaux axes autoroutiers d’un total de 184 km. Il s’agit en l’occurrence de l’axe Rabat-Casablanca-Continentale (57 km), Marrakech-Kelâat Sraghna (65) ainsi que le contournement d’Agadir (62  km). Le coût de réalisation de cette étude sera selon les estimations du ministère de 2, 23MDH.

Notons que l’objectif de ces études est d’analyser la faisabilité de réalisation et d’exploitation de ces projets d’autoroutes dans le cadre d’un PPP à travers une comparaison des différentes alternatives envisageables (PPP, concession, gestion déléguée, marché public….). Les deux cabinets de consulting retenus devront ainsi présenter l’historique de réalisation des infrastructures autoroutières, l’état actuel et les besoins auxquels les nouveaux projets sont censés répondre. Ils doivent donc s’appuyer sur le contexte stratégique dans lequel s’insèrent ces projets, l’évolution du service fourni aux usagers dans le temps et les défaillances et les faiblesses du service avec la présentation des nouveaux objectifs auxquels les nouveaux axes autoroutiers doivent répondre.