Etudiants-stagiaires de l’enseignement : l’Exécutif décide de sévir

Il pourrait bien brandir la carte de l’année blanche.

Le bras de fer entre le gouvernement et les étudiants-stagiaires des centres de formation relevant du département de l’éducation nationale n’est pas près de prendre fin. D’un côté, les étudiants menacent de recourir à l’escalade, multiplier les sit-in et les marches, voire entamer une grève de la faim. De l’autre, le gouvernement pourrait bien brandir, d’ici peu, la carte de l’année blanche. Un ultimatum devrait être lancé incessamment en ce sens. Le chef du gouvernement l’a précisé à maintes reprises, il n’est pas question de revenir sur les deux décrets contestés, celui instaurant une bourse d’étude au lieu d’un «salaire de pré-embauche» et l’autre dissociant la formation de l’embauche dans la fonction publique. En contrepartie, il promet l’intégration, après concours, de 70% des étudiants (soit 7 000 stagiaires) dès la fin de leur formation. Les autres pourraient bien bénéficier d’un traitement de faveur l’année suivante. Bien qu’ils aient été informés du changement des conditions d’accès à la fonction publique, ces étudiants-stagiaires ont passé le concours d’accès aux centres de formation les 12 et 13 septembre 2015. A cette date, les deux décrets en question n’avaient pas encore été publiés au Bulletin officiel. Ils s’accrochent donc à un décret ultérieur (celui de février 2012, abrogé depuis) qui réglemente l’accès aux centres de formation relevant du ministère de l’éducation nationale. Lequel décret permettait, lui, l’accès direct à la fonction publique dès la sortie de ces centres de formation.