Elections professionnelles : la chute du syndicat du PJD se confirme

Avec moins de 6% des élus, l’UNTM perd le statut de syndicat représentatif. Il est de facto éjecté des négociations du dialogue social et ses chances de se faire représenter à la deuxième Chambre s’amenuisent davantage.

 

L’UNTM, bras syndicat du PJD, au pouvoir, confirme sa chute. Par la même occasion, le syndicat islamiste perd définitivement son statut de syndicat représentatif. Avec seulement 5,63% des élus, le syndicat islamiste, n’ayant pas atteint le seuil des 6% requis, n’a plus le droit à participer aux rounds du dialogue social dans les six années à venir. Dans le secteur public, le bras syndical du parti islamiste avait dégringolé dans les principaux secteurs de la fonction publique te dans les collectivités territoriales. Se chances d’être représenté à la deuxième Chambre sont également largement compromises.

Ainsi, dans le secteur privé, d’après les résultats des élections des délégués des salariés du secteur privé, annoncés ce vendredi par le ministre du Travail et de l’insertion professionnel, le syndicat du PJD a reculé de la cinquième place à la sixième en perdant la moitié de ses élus, depuis les élections de 2015. A peine 1326 des délégués es travailleurs élus portent la casquette de l’UNTM, soit 5,63% contre 2572 délégués en 2015 (soit, 7,36%). Globalement, d’après les résultats annoncé par Mohamed Amekraz le ministre PJD du Travail, les « sans appartenance syndicale », ou indépendants, gagnent du terrain avec 24429 délégués (51,35%) contre 17399 en 2015 (49,79). L’UMT arrive à la tête des « syndiqués », mais en légère régression, avec 7362 délégués (15,48%) contre 6175 en 2015 (17,67%) suivi de l’UGTM qui gagne une place réalisant une forte progression en nombre de délégués (5977 élus contre 2644 en 2015). Après le bras syndical de l’Istiqlal vient, ensuite, la CDT qui, elle, recule au rang du troisième syndicat le plus représentatif, tout en faisant, en apparence, presque de surplace en terme de nombre d’élus avec 3423 délégués (7,20%) contre 3240 en 2015 (9,27%). En réalité, il s’agit d’une régression puisque le nombre total des délégués élus est passé de 34946 en 2015 à 47573 élus cette année.