Elections : encore un report ?

Les listes électorales seront ouvertes pour de nouvelles inscriptions à  compter du 9 juillet.

Aucune décision n’a été prise pour le moment, mais la tendance générale veut que les élections soient reportées de nouveau pour quelques semaines, si l’on en croit certaines sources de l’opposition. Elles devraient être programmées fin septembre, voire mi-octobre. L’initiative serait des partis de la majorité, expliquent les mêmes sources, et la question a été évoquée lors de la réunion, mardi 7 juillet, du ministre de l’intérieur avec les formations politiques. Pour le moment, ce n’est qu’une éventualité, mais elle est à prendre en considération, soutiennent les mêmes sources. Entre autres raisons évoquées pour ce report, la nécessité de rouvrir les listes électorales pour de nouvelles inscriptions du 9 au 26 juillet. La dernière opération qui s’est soldée par l’inscription de seulement 1,8 million de nouveaux électeurs n’a pas vraiment rencontré le succès escompté. Ce délai supplémentaire devrait également permettre de finaliser le découpage électoral, une opération qui requiert un consensus des partis politiques. Les formations de l’opposition avancent également la lenteur des préparatifs (matériels et logistiques) pour des élections jugées cruciales du fait qu’elles déboucheront sur la mise en œuvre de la régionalisation avancée. De même que les textes électoraux qui encadrent ces échéances ne sont pas encore tous finalisés. Il ne faut pas oublier non plus, et c’est le patron de l’Istiqlal lui-même qui l’affirme en public, que la date fixée (le 4 septembre) ne permet pas aux partis de mener correctement leur campagne électorale. C’est qu’entre les vacances et la rentrée scolaire, il est difficile de réussir une vraie campagne. Ce qui risque de se traduire par un faible taux de participation. Un tel report ne manquerait pas de gêner le chef du gouvernement qui s’est engagé à maintes reprises pour l’organisation du scrutin dans les délais et selon l’agenda que le gouvernement a fixé.