Drame en Egypte : le bilan des heurts entre police et supporters revu à  la baisse

Il s’agit des violences liées au football les plus meurtrières depuis le drame de Port-Saïd en 2012.

L’Egypte a revu à la baisse, de 22 à 19 morts, le bilan des heurts qui ont opposé dimanche 8 février 2015 en soirée, des supporters de Zamalek à la police à l’entrée d’un stade du Caire.

Il s’agit des violences liées au football les plus meurtrières depuis le drame de Port-Saïd en 2012.

Le gouvernement avait ouvert le stade pour seulement 10 000 spectateurs pour assister à la première rencontre du championnat ouverte au public depuis 2012, mais la police a été largement débordée par l’afflux massif de supporteurs, qui ont tenté de forcer les portes du stade, selon les autorités.

Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser, et les supporteurs ont tiré des feux d’artifices, selon la police et des témoins. « Il y avait une voiture de police en feu », et la police fait usage de « tirs de chevrotine et de gaz lacrymogènes » a indiqué un témoin, précisant que « les gens se sont enfuis dans le désert » pour échapper aux heurts.

Un autre témoin, a affirmé que la police « a tiré des gaz lacrymogènes sur un grand nombre de supporteurs dans un espace très réduit. Les gens se piétinaient pour essayer de s’échapper. »

Le procureur général a ordonné l’ouverture d’une enquête, selon un communiqué du parquet, d’après lequel les supporteurs ont bloqué une route menant au stade et incendié trois voitures de police.