Dialogue social : c’est reparti pour de bon

Un accord d’ici la fin du mois et une révision du code de travail en perspective.

Les syndicats ont eu ce qu’ils voulaient, ou presque. Le chef du gouvernement a été finalement contraint de les recevoir lundi 15 avril. Les patrons des trois centrales ayant organisé la marche du 6 avril sont sortis de cette réunion avec une dose d’optimisme. C’est que, pour reprendre les termes de sources proches des trois centrales, «le chef du gouvernement a promis de répondre à nos revendications dans les prochains jours». Les mêmes sources tiennent toutefois à préciser que cette première prise de contact a été «un peu tendue, mais empreinte de franchise et de respect mutuel». Ce qui n’empêche pas les trois centrales d’espérer un accord avant le 1er Mai. Les deux parties ont évoqué essentiellement la revalorisation des salaires et des revenus, l’augmentation du SMIG, les libertés syndicales et la réforme des caisses de retraite ainsi que d’autres revendications à caractère sectoriel. La loi organique portant organisation du droit de grève et la loi organique relative aux syndicats sont d’autres points sur lesquels les deux parties vont revenir dans les jours à venir. Les trois centrales syndicales insistent, de même, sur le fait que cette rencontre, la première d’une série de réunions à venir, est inscrite sous le sceau des négociations et non plus du dialogue. Ce qui est un acquis indéniable. Les deux autres centrales, l’UGTM et l’UNTM, ont été reçues séparément. Cette rencontre intervient alors que le ministère de l’emploi et des affaires sociales annonce un projet de révision du code du travail qu’il proposera au débat parallèlement au lancement de sa nouvelle stratégie pour l’emploi. Pour sa part, le ministre chargé de la fonction publique parle d’un dialogue «franc, mûr et responsable» qui pourrait déboucher sur un accord à même de garantir la paix sociale.