Dernière ligne droite pour le Parti des néo-démocrates

Le congrès constitutif devrait se tenir au plus tard début mai.

Le Parti des néo-démocrates (PND), initié par le politologue Mohamed Darif, aura bouclé toutes les démarches nécessaires à sa création, jeudi dernier. Le nombre de ses fondateurs a même atteint un niveau inattendu. Au lieu des 300 membres issus de 11 régions, exigés par la loi, le parti compte aujourd’hui pas moins de 500 originaires des 16 régions du Royaume. Mieux, le projet a déjà séduit plus de 1 800 personnes, principalement des cadres de l’Administration publique, du secteur privé, des médecins, ingénieurs, pharmaciens, professeurs universitaires, étudiants, chercheurs… Seulement, ils ne seront pas tous membres fondateurs, car il s’est avéré que beaucoup parmi eux ne sont pas inscrits sur les listes électorales.

Cela dit, le PND démarre avec un noyau constitué majoritairement de membres de la classe moyenne. «95% des membres sont actifs dans le privé, le public ou les professions libérales», affirme M.Darif. Nombre d’entre eux disposent également d’une expérience probante dans le secteur associatif. Le PND entame donc la dernière ligne droite avant sa naissance officielle suite au congrès constitutif, prévu fin avril ou début mai. Le dossier de création du parti devrait être déposé auprès des services du ministère de l’intérieur à la fin de cette semaine. Le projet devait déjà être finalisé en février dernier si ce n’est quelques contretemps occasionnés par la lenteur administrative des autorités locales. Le PND sera ainsi le premier parti à naître après la nouvelle Constitution de 2011.En attendant, ses initiateurs se sont déjà installés dans un local flambant neuf au centre de Casablanca (Boulevard Emile Zola), mis à leur disposition par un couple partisan, contre un modeste loyer. Fini donc les visites quotidiennes au domicile du fondateur ou les réunions officieuses au café du coin.