Communales : le candidat commun revient à  la mode

Deux listes pour deux blocs, le PJD-majorité et l’Istiqlal-USFP dans les grandes villes.

Avec un peu de chance, les électeurs pourraient bien se retrouver aux prochaines élections locales et régionales face à un nombre très réduit de listes concurrentes. Cela du moins dans les grandes villes. En effet, et à en croire certaines indiscrétions, le PJD compte bien présenter des candidats communs à l’ensemble des partis de la majorité dans certaines grandes communes. Dans l’autre camp, et c’est presque acquis, l’Istiqlal et l’USFP s’apprêtent à faire de même. Du coup, on risquerait bien de se retrouver avec une liste pour la majorité, une autre pour le tandem USFP-Istiqlal et une troisième pour le PAM. Si le PJD en est à sa première expérience de grande échelle, ses militants ont néanmoins soutenu un candidat PPS récemment lors des élections partielles.

L’Istiqlal et l’USFP, eux, ont déjà tenté l’expérience pendant les élections législatives de 1993. A l’époque, c’était pour préparer l’alternance. Aujourd’hui, c’est pour barrer le chemin au PJD. A cette différence près que si la conjoncture et la nature du scrutin (les législatives) avait facilité les choses en 1993, ce n’est pas le cas aujourd’hui. C’est sans doute pour cette raison qu’ils se donnent le temps pour bien se préparer. Ainsi, une réunion au sommet des deux formations est programmée pour ce samedi 27 septembre au siège de l’Istiqlal à Rabat. Une rencontre que le bureau politique de l’USFP considère comme «un maillon principal dans le processus de l’alliance entre les deux partis, inaugurant ainsi une série de rencontres régionales, provinciales et sectorielles entre leurs militants respectifs». D’autres partis pourraient bien tenter la formule du candidat commun, c’est le cas des formations de la gauche démocratique au cas où elles décideraient de participer aux élections ensemble. Les trois formations avaient déjà tenté l’expérience dans 75% des circonscriptions aux législatives de 2007.