Code de la presse : la fin des peines privatives de liberté…

La réforme du Code de la presse a été entamée le 3 mai.

Serait-ce le début de la fin ? Selon des confidences faites par Mustapha El Khalfi, ministre de la communication, à des confrères, ce dernier a bien l’intention de supprimer du Code de la presse, actuellement en discussion en vue d’une réforme et attendue depuis plusieurs années, l’intégralité des peines privatives de liberté, existant dans la mouture actuelle.

Il est à rappeler qu’une commission présidée par le journaliste et ex-ministre de la communication dans le gouvernement Youssoufi, Larbi Messari, et réunissant la Fédération des éditeurs de journaux (FMEJ), le syndicat de la presse (SNPM) ainsi que des responsables au sein de l’administration, se penche actuellement sur le chantier de la réforme. Le coup d’envoi de ses travaux a été donné le 3 mai, journée pendant laquelle une réunion s’est tenue avec des juges en vue de les sensibiliser à la spécificité de la loi concernant la presse. Une démarche nécessaire car, dans bien des cas, ces derniers basent leurs jugements sur le Code pénal et non pas celui dédié à la profession.

Dans tous les cas, si l’initiative arrive à terme ce sera un grand pas pour le Maroc, constamment mis à l’index en matière de liberté de la presse en raison, justement, de ces articles privatifs de liberté qui sont actuellement au nombre de 24. En juin 2007, Nabil Benabdellah, alors ministre de la communication dans le gouvernement Jettou, avait proposé une nouvelle mouture où ne subsistaient que 4 cas donnant lieu à l’emprisonnement. Les négociations avec la FMEJ et le SNPM avaient alors échoué et le projet était resté lettre morte pendant le mandat de son successeur Khalid Naciri. Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ?