Climat des affaires : Le Maroc bon en création d’entreprises !

L’environnement économique a-t-il été plus ou moins attractif en 2012 ? Et plus précisément quelle progression a-t-il marqué par rapport à  l’année qui l’a précédée en ce qui concerne la création et la vie des Très petites et moyennes entreprises (TPME) ? Curieusement, la réponse divise les experts qui donnent l’impression de voir chacun midi à  sa porte.

 

L’environnement économique a-t-il été plus ou moins attractif en 2012 ? Et plus précisément quelle progression a-t-il marqué par rapport à l’année qui l’a précédée en ce qui concerne la création et la vie des Très petites et moyennes entreprises (TPME) ? Curieusement, la réponse divise les experts qui donnent l’impression de voir chacun midi à sa porte.
Car si pour le journal à grand tirage «Financial Times», le Maroc a fait le plein d’IDE (Investissements directs étrangers) en 2012, le «Doing Business» estime qu’il faut raison garder et ne pas s’emballer.
 

Pour le périodique attitré du monde des affaires, le Maroc est en Afrique l’as pour la stratégie de captage des IDE. Il l’a donc classé dans le groupe de tête des «Pays africains de l’avenir 2013-2014». Le Royaume y siège aux côtés de pays à la réputation d’attractivité et de possibilités de croissance bien assises tels que l’Afrique du Sud. En fait, n’ont pas manqué de relever les analystes, le Maroc est à 8 places de ce pays qui reste premier pour le potentiel de croissance. Mais, le Royaume reprend l’avantage pour ce qui est des infrastructures. Grâce au coup de collier donné sur ce plan, l’environnement des affaires séduit et le pays émet  en direction des marchés des capitaux l’image d’un pays où l’entreprise a socle pour s’établir.

Tout autre est le son de cloche émis par le Doing Business pour qui le Maroc a plus reculé qu’avancé en 2013. Selon ce classement de la Banque mondiale qui mesure les performances de quelque 185 économies dans le monde, le Royaume a cette année perdu 4 places par rapport à son 94ème rang de 2012. Il est désormais 97ème sur les 185 pays listés pour la facilitation des affaires. Pourtant le classement admet que la création d’entreprises s’est nettement améliorée et qu’à l’aune de cet indicateur, le Royaume est passé du 94ème rang en 2012 au 56ème cette année.

Moins convaincante est la performance nationale en ce qui concerne l’octroi du permis de construire où le Maroc a reculé de la 74ème à la 79ème place, le raccordement à l’électricité où il a rétrogradé du 89ème au 92ème rang et du transfert de propriété où le recul a été de 17 places. Contre-performances également pour ce qui est des prêts où le Maroc passe de la 97ème place en 2012 à la 104ème cette année et de la protection des investisseurs où il recule du 98ème rang au 100ème. Les indicateurs sont néanmoins meilleurs sur le plan du commerce transfrontalier où le pays gagne 3 places, l’exécution des contrats où il passe de la 89ème à la 88ème place. Mais, bémol particulièrement  invalidant dans ce tableau on ne peut mieux contrasté, le règlement de l’insolvabilité a chuté de 16 points à partir du 70ème rang qu’occupait le Maroc en 2012.

Initié par la Banque mondiale, le projet Doing Business mesure la réglementation des affaires et son application effective dans 185 économies.

Lancé en 2002, il analyse les petites et moyennes entreprises et  «mesure la réglementation s’appliquant à celles-ci tout au long de leur cycle de vie». C’est un admirable outil de travail pour susciter et calibrer la décision d’investissement car il permet de collecter et d’analyser les données pour comparer les cadres réglementaires applicables aux entreprises du monde entier. Dernier atout : «Doing Business encourage la concurrence entre les économies pour la mise en place d’une réglementation des affaires efficace».