CFC retarde la sortie du Maroc de la liste grise de l’UE

C’est un pays qui coopère dans une large mesure avec l’UE dans la mise en œuvre de ses engagements de conformité fiscale.

Le Maroc vient d’être maintenu dans la liste grise des paradis fiscaux de l’Union européenne. C’est ce qui ressort de la dernière publication faite par l’UE et dévoilée récemment. D’après les responsables de la Commission européenne des affaires économiques et monétaires, le Royaume est un pays qui coopère dans une large mesure avec l’UE dans la mise en œuvre de ses engagements de conformité fiscale. Ils avouent, à l’unanimité, que le pays a entrepris de grandes mesures allant dans le sens d’une plus grande transparence fiscale et d’une conformité aux règles de l’Union européenne. Les mesures adoptées dans la Loi de finances actuelle laissent voir clairement les bonnes intentions et la volonté du Royaume. Mais qu’est-ce qui retarde alors la mise à jour de la liste en faveur du Maroc? D’après le commissaire européen des affaires économiques et monétaires, les activités de la place financière de Casablanca (CFC) sont encore en cours d’analyse pour voir dans quelle mesure elles sont conformes aux impératifs de la transparence fiscale comme l’entend l’Union européenne. La fin du processus interviendra dans les prochains mois. A l’issue de ces travaux, le Maroc peut espérer une sortie définitive de la liste grise en octobre.

«Les travaux sur la liste des pays et territoires non coopératifs à des fins fiscales reposent sur un processus approfondi d’évaluation, de suivi et de dialogue avec quelque soixante-dix pays et territoires», indique-t-on à la commission européenne.

A noter que l’UE a ajouté les Iles Caïmans, Panama, Seychelles et Palaos à sa liste noire des paradis fiscaux. Cette black-list comprend désormais douze pays, les 4 nouveaux en plus des Samoa américaines, les Fidji, Guam, Oman, les Samoa, Trinité-et-Tobago, les Îles Vierges américaines et le Vanuatu.