Centre national de l’arganier : démarrage des travaux début 2020

La structure nécessitera 45 millions de DH pour sa réalisation et sera opérationnelle en 2021.

Pas de développement de l’arganier sans encouragement et coordination de la recherche scientifique en convergence avec les populations de l’écosystème de cet arbre endémique du royaume. En d’autres termes il faut coordonner les efforts en matière de recherches scientifiques et travailler en synergie avec la profession. C’est ce qui a été annoncé en substance à l’issue de la 5ème édition du congrès international de l’arganier qui s’est clôturé le 11 décembre à Agadir. Pour rappel, ce congrès s’est tenu sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Organisé par l’Agence nationale de développement des zones oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA), sous la tutelle du ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, ce rendez-vous bi-annuel, a eu lieu en partenariat avec l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) et la GIZ. Il a réunit cette année 230 chercheurs, issus de 9 pays. Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, M. Aziz Akhannouch, a présidé l’ouverture des travaux de cette rencontre scientifique du genre, placée cette année sous le thème « Capital naturel de l’arganeraie : valeur et valorisation».

Pour aller de l’avant aujourd’hui, les participants ont souligné l’importance en effet d’associer les acteurs de la recherche à ceux de la filière Argane. C’est là un des intérêts du projet de Centre National de l’Arganier“ prévu à Agadir. Le dossier, en gestation depuis plus de trois ans, entre aujourd’hui dans sa phase de concrétisation. La construction de cette structure devrait démarrer début 2020 pour s’achever après 18 mois de travaux, précise madame Latifa Yaakoubi, directrice de développement des zones de l’Arganier à l’ANDZOA. Dans sa globalité, le chantier nécessitera une enveloppe de 45 millions de DH. Les aménagements absorberont une enveloppe de 15 millions de DH financés par l’ANDZOA. La partie équipement absorbera un montant de 30 millions de DH couverts par la GIZ, Agence allemande de coopération internationale.

A terme le futur centre de l’arganier sera une plateforme d’interprétation du patrimoine, de convergence et de coordination de la recherche et de gestion des connaissances afin d’assurer une gouvernance durable de la RBA et un accompagnement de la filière et des acteurs, précisent les maitres du projet. Ce sera aussi un outil de veille technologique sur la réserve de biosphère de l’arganier. Dans sa composante, sommairement, il abritera notamment une partie musée pour offrir au public des informations sur cet arbre de la providence. Un site web offrira aussi accès aux synthèses des recherches réalisées sur cette plante.
En attendant, la cinquième édition du congrès international de l’arganier et la première édition du salon international de l’arganier, ont été une belle occasion de réunir l’amont et l’aval de la filière. La rencontre a été marquée par la présentation de plus de 120 contributions et communications scientifiques. Du côté du Salon une forte affluence a été enregistrée. Près de 50 milles personnes ont visité l’espace couvert de 2000 mètres du salon et plus de 150 milles personnes ont visité les 5 villages aménagés dans 5 grandes places d’Agadir. On retient également que les 120 coopératives exposantes dans les cinq villages ont fait de bonnes affaires. Selon les organisateurs, elles ont vendu près de 80% de leurs produits exposés. On retient donc encore une fois l’engouement qu’enregistre l’or vert du Souss. Selon M. Brahim Hafidi, directeur général de l’ANDZOA, la demande mondiale réelle estimée de l’huile d’Argan est de 20 milles tonnes alors que le Maroc ne produit actuellement que 4000 milles tonnes. Le contrat programme du secteur vise l’atteinte de 10 milles tonnes de production de l’huile d’Argan d’ici 2020. Ce qui pose la question de comment produire plus tout en préservant de manière durable la réserve de biosphère de l’arganeraie et une gestion durable de la filière.