Avortement : le Conseil supérieur des oulémas ouvre la porte de l’«Ijtihad»

Réagissant sur les dispositions du projet du code pénal, actuellement en débat en commission, le Conseil supérieur des oulémas réaffirme sa position.

Les dispositions du Code pénal relatives à cette question, a-t-il annoncé, ne connaîtront aucune modification, «sauf ce qu’exige l’intérêt et permet l’Ijtihad». Pour le conseil, les dispositions contenues dans le Code pénal (articles 449 à 458) sont la seule référence concernant la question de l’avortement. Cela d’autant que l’élaboration de cette loi était le fruit d’un travail laborieux et de concertations, auxquels ont pris part plusieurs institutions, dont le Conseil supérieur des oulémas.
Notons que le projet de loi portant réforme du Code pénal est toujours bloqué au Parlement, depuis 4 années et 7 mois. Selon l’ancien ministre de la justice, Mustapha Ramid, qui intervenait récemment lors de la dernière édition de «l’Université populaire» organisée par le MP sur les libertés individuelles, cette question n’avait jamais fait l’objet de controverse au Parlement. D’après l’actuel ministre d’Etat, c’est plutôt la disposition relative à l’enrichissement illicite qui a divisé les parlementaires au point de geler ce texte au moment où son débat en commission avait atteint un stade bien avancé. A l’heure actuelle, l’examen du texte en est au stade du dépôt des amendements. Après plusieurs reports, le dernier délai pour ce faire avait été fixé au 29 novembre. Il a été reporté une nouvelle fois au 13 décembre.