Au Maroc, les écoliers à la fin du primaire presque incultes

Dramatique. C’est le moins que l’on puisse dire en fait des résultats rendus récemment publics par la Banque mondiale sur ce que les experts appellent la pauvreté de l’apprentissage (Learning poverty).

Dans cette étude, la pauvreté de l’apprentissage a été approchée cette fois-ci par rapport aux capacités d’un enfant de 10 ans à lire et comprendre un texte facile. Le résultat pour le Maroc est sans appel : presque 7 enfants sur 10 âgés de 10 ans, c’est-à-dire à la fin de leurs études primaires, ne sont pas capables, de lire et comprendre un texte basique. Il est établi également que 64% des écoliers marocains, à la fin du primaire, ne remplissent pas les standards universels d’apprentissage qu’ils sont censés avoir acquis et tels qu’ils ont été arrêtés par l’UNESCO. Le Maroc est en dessous de la moyenne des pays de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient (MENA) et très en deçà de la moyenne des pays dits à revenus intermédiaires donc similaires.

L’Etat dépense pourtant depuis des années des milliards de DH avec une moyenne, pour le primaire, de 1 600 dollars par écolier et par an. Ce n’est pas suffisant, certes. Mais les moyens matériels et financiers n’expliquent pas à eux seuls la performance. D’autres pays dépensent moins pour un meilleur rendement de l’école.