Affaire Samir : silence radio…

Al Amoudi n’a plus donné signe de vie depuis le 18 août.

Depuis quelques jours, c’est silence radio du côté de la Samir. Après la réunion avec les trois ministres, des finances, de l’intérieur et de l’énergie, le management de la raffinerie n’a plus donné signe de vie. Interrogées par La Vie éco, des sources proches du dossier indiquent tout simplement qu’il n’y a rien de nouveau depuis la rencontre.

D’un autre côté et selon des sources proches de la Samir, l’actionnaire principal, Cheikh Al Amoudi, a quitté le Maroc après la réunion pour aller tenter de trouver des fonds en vue de renflouer les caisses de la société qui est pratiquement en cessation de paiement. La preuve, début août, un navire qui devait livrer à la Samir une cargaison de pétrole brut était resté en rade pendant plusieurs jours avant de larguer les amarres. De même, le 12 août, l’administration des douanes avait émis une saisie arrêt pour recouvrer sa créance sur la Samir qui s’élève à 13 milliards de DH.

Dans une tentative de gagner du temps, le management de la raffinerie avait laissé entendre une opération d’augmentation de capital prévue pas avant octobre. Mais avec une dette qui atteint un niveau faramineux d’au moins 40 milliards de DH, les observateurs s’étonnent du montant jusque-là avancé par la Samir, à savoir un milliard de DH. Avec un tel niveau d’endettement, avancent les analystes, une véritable restructuration financière ne nécessiterait pas moins de 15 milliards de DH. Pour l’heure, le management de la Samir a visiblement préféré pratiquer, comme à l’accoutumée, la fuite en avant. Mais cette fois-ci, il semble que le gouvernement n’est pas près de laisser passer. Lors de la rencontre du 18 août, les ministres ont demandé fermement à l’actionnaire d’honorer sa dette envers l’administration et de prendre les mesures qui s’imposent pour le rétablissement de la situation. Dossier à suivre…