1,8 milliard de DH pour combattre la corruption

La stratégie nationale entre dans sa phase d’application.

La stratégie nationale de lutte contre la corruption entre dans sa phase d’application. Lors d’une rencontre organisée le 3 mai, Mohamed Moubdii, ministre de la fonction publique et de la modernisation de l’Administration, a indiqué que sa mise en œuvre s’étalera sur une période de dix ans, à travers 239 projets établis sur la base d’une «cartographie des risques» de corruption, pour un montant total estimé à environ 1,8 milliard de DH. Les secteurs prioritaires sont la Santé, la Sûreté, la Justice et l’Administration territoriale. Le chantier se déroulera en 3 étapes : la première concerne la période 2015-2016 et comporte 174 projets pour un coût de 840 MDH ; la seconde concerne la période 2017-2020 et comprend 59 projets pour un coût de 937 MDH et la troisième étape s’étale de 2021 à 2025 et comprend 6 projets pour un coût de 18 MDH. L’évaluation des résultats de la stratégie se fera de manière périodique au niveau de chaque étape

L’ambition est de renforcer la confiance des citoyens en leurs institutions ainsi que d’améliorer le climat des affaires. Ses objectifs, à l’horizon 2025, sont de progresser, au niveau de l’Indice de perception de corruption (IPC) de Transparency International, de 39/100 à 60/100, ainsi que de gagner 20 places au classement Doing Business qui est actuellement de 75/185 et 25 places au classement du Forum économique mondial qui est de 72/144. C’est la Commission nationale anti-corruption (CNAC), présidée par le chef du gouvernement, qui aura pour mission de veiller à la mise en œuvre de la stratégie. Le respect des délais de sa mise en œuvre sera l’un des facteurs déterminants de sa réussite.