Au Royaume
Locaux industriels : Une niche prometteuse
De l’avis de beaucoup de professionnels, cette activité, encore assimilée à une niche, répond à une demande ascensionnelle, tirée par l’expansion de l’industrie et l’essor de la logistique au Maroc.
Connu pour être un indicateur avancé de l’économie nationale, le secteur immobilier présente un faisceau de caractéristiques en 2026. Il y a lieu de citer le décalage entre l’offre et la demande (supérieure) et la tension sur les prix (élevés), notamment dans les grandes métropoles prisées du Royaume.
À l’évidence, cette configuration ne constitue pas seulement un avantage pour le marché de l’immobilier, dynamisé dans une certaine mesure par les investissements publics pour l’organisation de la CAN 2025 et le Mondial 2030 qui se profile.
Dans ce contexte marqué par une situation contrastée, des professionnels considèrent certaines activités de niche comme un relai de croissance et un levier de diversification pour l’avenir. C’est le cas de Amine Nokta, vice-président de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers du Maroc (FNPI), pour qui l’immobilier industriel est une branche de niche prometteuse au Maroc.
«On ne parle pas assez de l’immobilier industriel dans notre pays. Et pourtant, cette activité est en plein essor, en raison notamment de la volonté politique et du soutien de SM le Roi Mohammed VI.
La priorité accordée au “made in Morocco” impulse une nouvelle dynamique industrielle très forte à l’échelle nationale, comme en témoigne la promotion des zones industrielles dans le pays…», confie, en substance, notre source. Et de prédire: «L’immobilier industriel enregistrera un grand essor entre 2026 et 2030».
Une opportunité pour les investisseurs
Les chiffres officiels du ministère de l’Industrie et du commerce confortent le grand potentiel de développement de l’immobilier industriel au Maroc. Selon le département de tutelle, le foncier industriel national aménagé, qui ne cesse de progresser, s’étend sur une superficie globale d’environ 14.500 ha, répartie sur plus de 157 zones.
Mieux encore, ce patrimoine propice à l’expansion de l’immobilier industriel sera renforcé par des projets en cours d’aménagement, couvrant une superficie de 2.400 ha, auxquels s’ajouteront d’autres programmés au cours des cinq prochaines années, estimés à 3.100 ha supplémentaires.
Au-delà de ces données édifiantes pour le futur, il convient de préciser que l’immobilier industriel s’impose de nos jours comme une opportunité pour les investisseurs au Maroc.
De l’avis de bon nombre d’experts, cette activité, encore assimilée à une niche, répond à une demande ascensionnelle, tirée par l’expansion de l’industrie et l’essor de la logistique.
Autre orientation favorable : au-delà de l’axe industriel traditionnel (Tanger, Kénitra, Casablanca et Settat), il existe une réelle volonté de la part du département de l’Industrie de promouvoir l’expansion du foncier dédié et des zones industrielles dans les différentes régions, censées
approfondir leur vocation industrielle.
Et ce, dans le cadre de l’implémentation de la régionalisation avancée. Côté rentabilité, il importe de mentionner que le rendement des actifs industriels est très souvent supérieur à celui des biens résidentiels ou commerciaux classiques.
De plus, les entrepôts ou usines ont l’avantage d’offrir une rentabilité peu volatile et de surcroît prévisible, puisque les baux à long terme signés intègrent très souvent des clauses d’indexation, garantissant ainsi des revenus tenant compte de l’évolution des prix (inflation).
Notons que la réalité du terrain prouve que la demande pour des infrastructures écoresponsables (solutions durables, énergie renouvelable, recyclage…) fait partie des tendances émergentes de l’immobilier industriel.
