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Chronique

Que peut la nécrose contre l’osmose ?

L’osmose entre le Roi et le peuple est telle qu’un acte malséant venu d’ailleurs ou de céans, ciblant l’un ou l’autre, ou les deux à la fois, se disloque aussitôt. Que peut le vent contre les cimes de l’Atlas ou les sommets du Rif ? Que voulez-vous ? Notre peuple aime son Roi et celui-ci le lui rend bien.

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Les qualités majeures des grands peuples se révèlent à la faveur des aléas de l’Histoire… et les caprices de la nature. Face à l’adversité ou aux éléments, les nations à l’âme préservée découvrent en elles-mêmes des trésors de combativité.

Le maître-mot de cette forte vitalité est la solidarité à toute épreuve. «La solidarité est la tendresse des peuples», écrivit Tomas Borge. Le peuple marocain tient pour âme cette solidarité qui le guide et qu’il offre volontiers aux autres. N’était-ce pas Lamartine qui décrétait qu’«un grand peuple sans âme est une vaste foule !» ?

Ce à quoi le monde entier a assisté depuis quelques semaines dans certaines de nos provinces du Nord, à la suite des inondations, relève de l’exploit. Le Maroc l’a accompli, lui, en comptant sur l’osmose entre sa société civile et ses autorités. Sans aucune aide étrangère de quelque nature que ce soit et sans aucun matériel venu de l’extérieur.

Autre lieu, autre exploit : à Madrid, dans l’enceinte de l’ambassade US, l’Algérie des usurpateurs et ses larbins ont obtempéré à l’injonction trumpienne de négocier exclusivement à l’aune du Plan d’autonomie marocain.

Autre performance, autre domaine : Aziz Akhannouch a reçu, jeudi 5 février à Rabat, les représentants des investisseurs nationaux et internationaux dont les projets ont été retenus dans le cadre de «l’Offre Maroc» d’hydrogène vert. Un véritable coup d’envoi, d’autant que le Royaume a d’ores et déjà identifié près de

1 million d’hectares dédiés au développement de l’hydrogène vert. Un dernier exploit pour la route: Safran a choisi notre pays pour fabriquer les trains d’atterrissage des gros Airbus selon la stratégie résumée par Ross McInnes : «Safran ne produit pas au Maroc, mais avec le Maroc».

Tout cela nous remplit de fierté eu égard à notre génie propre qui ne craint ni les colères de la nature, ni les sinistres humeurs de nos contemporains, ni surtout les angoisses du futur.

Ce génie est inscrit au fin fond de notre imaginaire collectif. Il est constitutif de nos racines. Non pas que les autres peuples en sont dépourvus, mais parce qu’il est juste le génie propre à notre vieille nation pétrie de gloires comme de moins glorieuses épopées.

Telles sont nos racines profondément plongées dans l’Histoire africaine, méditerranéenne, musulmane, arabe, judaïque, sahraouie, etc. Telles sont nos racines que nos ennemis visent en premier. Ils cherchent à les détruire parce que les leurs avaient été effectivement détruites par le colonialisme.

«Afin de détruire un peuple, il faut d’abord détruire ses racines», écrivit Alexandre Soljenitsyne (in Discours à Whitby Abbey, North Yorkshire, England). C’est l’attachement à nos racines qui nous préserve contre les coups tordus de l’Histoire.

Avez-vous remarqué cette bonhommie naturelle chez le Marocain lambda, même quand il est dépourvu d’une instruction institutionnelle ? Parfois, on y décèle même une certaine noblesse. Un attachement viscéral à la famille, à la terre, au pays. Mais nulle haine des autres ethnies, des autres peuples.

Aux antipodes de ce foisonnement de noblesse, du côté de «l’Autre monde», on biberonne le peuple à la haine de tout ce qui est marocain dès la prime enfance. Du Marocain, on a fait un ennemi fictif qui sert, entre autres, à faciliter l’abrutissement systématique et systémique des Algériens.

Or, «la condition d’un peuple abruti est pire que celle d’un peuple brute», avait écrit Diderot dans sa «Lettre sur le commerce de la librairie» (1764). Il me semble parfois qu’une partie de ce peuple meurtri par la plus stupide des dictatures est devenue, hélas, à la fois abrutie et brute.

Chacun a pu s’en apercevoir lors de la dernière édition de la CAF où les Algériens d’Algérie, comme sortis d’une longue soûlerie mentale, s’aperçurent qu’ils avaient longtemps été intoxiqués par la détestation des «Mrarka».

Face à un tel pathos, le Maroc oppose une royale indifférence. La même attitude est réservée aux pisseurs d’encre occidentaux que des lobbies ou des puissances revanchardes rétribuent pour salir l’image du Royaume.

Naguère, le pouvoir et le peuple marocains éternuaient au moindre courant d’air médiatique étranger, particulièrement français, plus ou moins hostile.

Aujourd’hui, après que le Souverain eut fait mordre la poussière au binôme journalistique ayant tenté de l’extorquer et d’ailleurs démontré, dès son accession au Trône, sa totale insensibilité aux assauts diffamatoires, les Marocains ont appris à se foutre «royalement» des écrits étrangers malveillants.

Ici, l’osmose entre le Roi et le peuple est telle qu’un acte malséant venu d’ailleurs ou de céans, ciblant l’un ou l’autre, ou les deux à la fois, se disloque aussitôt.

Que peut le vent contre les cimes de l’Atlas ou les sommets du Rif ? Que voulez-vous ? Notre peuple aime son Roi et celui-ci le lui rend bien. «Le peuple aime les rois qui savent l’épargner. Il estime encore plus ceux qui savent régner», est-il écrit dans la pièce «Alexandre le Grand» de Jean Racine.

De ce côté-là, rien à redouter donc. Le parasitage de l’avancée résolue du Maroc vers son imminente émergence lui vient, en vérité, des compatriotes irresponsables qui profitent des libertés chèrement acquises pour salir la patrie.

Tellement irresponsables qu’ils servent de référence maléfique aux médias nauséeux d’Alger. Dans le lot, il y a les voyous qui, de l’étranger, ciblent les institutions les plus vénérées du Royaume. Mais ceux-là, les Marocains les ont vite scannés et aussitôt transformés en objet de leurs blagues les plus salaces.

En revanche, les plus redoutables snipers anti-Maroc sont parmi nous. Mais que peuvent tous ces malfaisants hominidés contre la symbiose entre un Souverain et son peuple ? Que peut leur nécrose contre l’osmose entre Allah, Al Watan, Al Malik ?