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Archives LVE 1985. RAM, mieux encore que prévu
Il y a 40 ans, la politique de la compagnie, axée sur le tourisme et la promotion des exportations, a été payante : 15,8% de progression contre 8% pour l’IATA.
Royal Air Maroc s’impose comme la plus importante compagnie arabe, et sur le plan mondial comme une des mieux gérées, puisque les performances réalisées en 1985 sont très nettement au-dessus de la moyenne mondiale.
Signalons que l’Association du transport aérien international (IATA) rassemble l’immense majorité des compagnies aériennes et son objectif est non seulement de développer le transport aérien, mais encore d’assurer les meilleures conditions de fiabilité, de sécurité, de prix et de facilités.
La nomination de M. Mekouar à la présidence d’une organisation internationale de cette dimension est donc un hommage rendu au Maroc, à la Royal Air Maroc et à son président.
Les compagnies affiliées à l’IATA ont pu, en 1985, transporter 430 millions de passagers et réaliser un chiffre d’affaires de 40 milliards de dollars et un bénéfice de 700 millions de dollars…
C’est la première fois depuis la crise que de tels résultats sont atteints. «Mais, hélas, a souligné M. Mekouar, le déficit l’emportera à nouveau en 1986». Ceci pour le transport aérien international dans son ensemble, car en ce qui concerne Royal Air Maroc, M. Mekouar a pu présenter les résultats de 1985 et les prévisions pour 1986 avec une légitime satisfaction.
«Je suis heureux de constater, a-t-il déclaré, que notre politique, axée sur le développement du tourisme et la promotion des exportations, a été payante : les résultats estimés pour l’année en cours dépassent largement nos prévisions.»
Tout d’abord, sur le plan national, 1985 sera une année record pour le tourisme. Le nombre de touristes, qui a été pratiquement stationnaire pendant les quatre dernières années, doit atteindre, en 1985, 1.600.000, soit une progression remarquable d’environ 20%.
Pour les recettes touristiques en devises, elles devraient se situer à environ 560 milliards de centimes, soit une progression record de 30% par rapport à 1984.
Cette amélioration s’explique non seulement par la progression du flux touristique, mais aussi par l’augmentation de la recette moyenne générée par les touristes et une plus grande participation du transport aérien à l’activité touristique.
Désormais, ce mode de transport participe pour 55% aux entrées touristiques de notre pays, contre uniquement à peine le quart il y a 20 ans. La Compagnie nationale, quant à elle, connaît la même évolution de trafic, puisqu’elle enregistre une progression de 15,8% contre une moyenne générale IATA de 6%.
Cette progression générale de l’activité est différente par nature de transport, le régulier et le supplémentaire 14,5%, le charter 22%, et le fret qui connaît une évolution de +9,7%. Par marché, il faut noter que :
• Le secteur Moyen-Orient & Maghreb enregistre un taux de progression record de 85%, qui s’explique plus particulièrement par le développement remarquable du trafic sur la Libye (212%), et l’Arabie Saoudite (30%).
• L’Europe moins la France : Grâce aux différentes actions engagées dans le domaine du tourisme et au renforcement de nos dessertes régionales, la chute du trafic «travailleurs», enregistrée sur ce secteur, est largement compensée par le développement de l’activité tourisme, ce marché connaît une évolution de 16%.
• Les Amériques : Le trafic de ces secteurs progresse de 60%, en raison notamment de la reprise de la desserte du Brésil depuis octobre 1984, les États-Unis et le Canada, à eux seuls, connaissent un accroissement de 17%.
• L’Afrique : Ce secteur qui était préoccupant, par la dégradation continue du trafic, connaît une très nette reprise, notamment par l’initiation d’un trafic sur notre pays, au départ de la Côte d’Ivoire il y a lieu de noter la reprise de la desserte de Nouakchott depuis le 21 février dernier.
Globalement, le trafic sur l’Afrique a augmenté de 50%.
• La France : Sur ce marché qui connaît une stagnation, après une légère reprise en 1984 de 5,2%, une large campagne de promotion et des actions de marketing sur des créneaux spécialisés ont été lancées conjointement avec notre partenaire Air France et l’Office national du tourisme.
• Le trafic intérieur Maroc enregistre une progression de 50% et reste plus particulièrement dominé par une activité sur les provinces du Sud.
• Le Charter, qui représente désormais une part très appréciable de notre activité de 18%, connaît une progression.

