Partis
Organisations féminines des partis : Entre présent et Histoire (1/2)
Quand il est question de parler des « combats » pour les droits des femmes au Maroc, on a souvent tendance à traiter le sujet sous l’angle de l’ «associatif au féminin ». Or, même ce « narratif » trouve ses « premières expressions » au sein de certaines formations politiques. Et cela continue dans une sorte de « complémentarité des rôles ». Exemples.
Amina Benkhadra
Rassemblement national des indépendants
Créée en 2017, dans le sillage de la dynamique organisationnelle que connaît le RNI, la Fédération nationale des femmes RNIStes, présidée par la membre du bureau politique, ancienne ministre et actuelle DG de l’Onhym, Amina Benkhadra, a plus d’un trait particulier. D’abord, elle couvre toutes les régions du Royaume en plus d’une antenne que l’on peut considérer comme celle des Marocaines du monde. Loin de toute centralité, chaque région compte une coordinatrice régionale. Autre trait distinctif, chaque région a toute latitude de disposer de son propre programme annuel arrêté en décembre de chaque année. Toujours est-il que l’événement phare reste «le Sommet de la Femme», organisé en mars, mais ne sera tenu cette année qu’après Ramadan. En outre, ces antennes organisent des tables rondes, des séminaires et autres débats sur toutes les questions qui concernent les femmes. Des rencontres qui sont sanctionnées par des recommandations qui sont soumises à la direction du parti. Ceci dit, les actions de la fédération ne sont pas circonscrites dans les activités menées à l’intérieur des frontières du pays. L’organisation a pu développer son réseau en s’internationalisant. L’une des démonstrations est la réunion, tenue en septembre dernier à Marrakech, que la Fédération a eue avec les femmes du Parti populaire européen.
Quoloub Faitah
Parti de l’authenticité et de la modernité
Comme pour d’autres organisations féminines des formations politiques marocaines, les membres de celle du PAM sont aussi, depuis quelques semaines, sur les routes.
Au programme, des rencontres ouvertes dans pratiquement toutes les régions du Royaume, à mettre à l’actif des antennes régionales de l’organisation des femmes du PAM en partenariat avec les secrétariats régionaux du parti du Tracteur.
On s’en doute, le sujet est relatif aux propositions de la réforme du Code de la famille.
Avec en toile de fond la «nécessité de faire face aux allégations colportées par certaines parties qui voudraient barrer la route à toute forme de progrès ou d’évolution de la société marocaine». Le tout dans une approche «explicative qui met en avant les amendements qui devraient intervenir», disent les amies de Quoloub Faitah. Soit la même démarche d’un parti, dont le congrès constitutif – présidé par Milouda Hazib – remonte à 2014. Comme pour le parti, les lignes directrices ont été tracées dès le début. Au fil des ans, l’organisation des femmes PAMistes n’a pas dérogé aux premières règles.
Hanane Rihab
Union socialiste des forces populaires
À la faveur du 8e congrès de l’organisation des femmes ittihadies, tenu en octobre 2022, une nouvelle direction est aux manettes. Le premier souci de sa secrétaire nationale, Hanane Rihab, et son équipe est de redorer le blason de l’organisation, tout en étendant son ancrage au niveau des différentes régions du pays. D’ailleurs, outre le sujet de la Moudawana, les récents déplacements ont, aussi, été l’occasion pour lancer de nouvelles antennes. «Histoire de gagner plus de territoires sur la géographie politique».
Le récit de l’organisation est un peu à l’image du parti. Quand on s’interroge sur les étapes marquantes qui ont jalonné son parcours, d’aucuns renverront à des temps immémoriaux avec des noms qui ont façonné l’image d’un mouvement qui, avant de se voir dédier une organisation, est passé par les mêmes soubresauts ayant traversé la formation de la Rose. En effet, à la suite du congrès extraordinaire du parti en 1975, plusieurs réunions nationales, quatre exactement, seront organisées, tendant à promouvoir le positionnement de ce «secteur», indique-t-on. Il a fallu attendre l’année 2002 pour assister au 1er congrès national dudit secteur (considéré comme étant le 5e). Les congrès se suivront et chaque étape a constitué un nouveau moment pour approfondir la réflexion sur son devenir. En 2013, le 7e congrès sera une inflexion : le secteur deviendra, officiellement, l’Organisation socialiste des femmes ittihadies (OSFI).
