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Le RNI en «mode mobilisation»

Détermination, engagement et optimisme. Ce sont là les maîtres-mots du président du RNI. L’exposé politique du président du parti de la Colombe, lors du dernier conseil national du 11 janvier, résonnait telle une volonté sans faille d’aller de l’avant dans le sens d’honorer le contrat politique liant le parti aux citoyens.

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Le RNI d’après ce conseil national ne sera pas le même qu’avant», a martelé le président du parti de la Colombe, samedi 11 janvier, dans son exposé politique lors de l’ouverture de la 4e session du parlement de sa formation.

Pour Aziz Akhannouch, qui sonnait la mobilisation, cette session constitue le lancement d’une nouvelle étape d’une réorganisation rénovée, mue par un état d’esprit de responsabilité. Ce qui devra se traduire par la poursuite de la même démarche qui est la sienne dans l’action de proximité sur le terrain et d’écoute dont le RNI a fait sa doctrine.

D’ailleurs, annonce a été faite que le parti, qui souligne «appartenir à une école politique exemplaire», entamera, dans les mois à venir, une tournée de communication dans les différentes régions du Royaume. Fidèle en cela à sa philosophie de proximité vis-à-vis de ses militants et de l’ensemble des citoyens.

C’est dire qu’une nouvelle dynamique organisationnelle s’annonce et à laquelle Akhannouch a appelé les siens à adhérer. D’où son appel aussi aux organisations parallèles du parti d’accélérer la cadence de leur action, surtout, précisera le chef de file des RNIstes, que «nous entamons une étape politique qui exige davantage de sérieux, de cohésion, de coordination et de dynamisme».

Or, ce n’est d’ailleurs pas un hasard que tout récemment la direction du Rassemblent a procédé à la signature de contrats de performance avec les coordinateurs régionaux du parti pour le renforcement de la démocratie représentative.

Cette session, quand bien même elle serait ordinaire, était assez exceptionnelle dans le sens où elle intervient dans un contexte marqué par un bilan de mi-mandat des plus positifs. Et ce, sous le signe de «changements profonds qui ont permis d’améliorer le vécu de larges pans des familles marocaines et l’avenir de leurs enfants», soulignera le président du RNI.

Un capital de réalisations qui constitue surtout la base pour ouvrir une nouvelle phase dans l’action pour parachever, avec la même détermination, «les grandes priorités au service des intérêts nationaux», relèvera-t-il devant les 340 militants qui ont convergé vers le siège central du parti.

«Réalisations exceptionnelles»
Dans son exposé politique, Aziz Akhannouch ne manquera pas de mettre en avant les avancées majeures réalisées notamment sur le plan social et qui vont dans le sens de la consolidation des fondements de l’État social.

Et ce, malgré les contraintes objectives auxquelles le gouvernement a eu à faire face au cours des trois premières années de son mandat, notamment le séisme d’Al-Haouz, les inondations du sud-est, le stress hydrique, une conjoncture internationale difficile, etc.

Toujours est-il que rien n’a entamé le volontarisme d’un parti qui s’inscrit en faux par rapport «aux marchands des crises et des tragédies». Mais, dira-t-il, «nous avons pu créer l’équilibre entre les moyens dont nous disposons et les ambitions de notre pays».

Or, à travers le bilan de mi-mandat, l’Exécutif a pu donner à ses engagements politiques leur dimension socioéconomique. Et le grand chantier de la généralisation de la couverture sociale en est l’une des démonstrations et qui se voit allouer une enveloppe de 10 milliards de dirhams pour son parachèvement.

Dans cette même veine, le chef du gouvernement relèvera que, valeur aujourd’hui, ce sont 10 millions de Marocaines et de Marocains bénéficiaires de l’AMO-Tadamon qui disposent d’une couverture médicale complète, une «vraie couverture sanitaire et non pas des solutions de rafistolage».

L’autre manifestation et non des moindres de la démarche gouvernementale consiste aussi en l’instauration du soutien social direct, dont le budget devra atteindre pas moins de 26,5 milliards de dirhams cette année. Qui plus est, cible particulièrement les veuves dont le nombre a été multiplié par six en l’espace de trois années.

Puisqu’il est de 400.000 bénéficiaires actuellement contre à peine 70.000 au moment où le gouvernement a pris ses fonctions. Quant au montant des allocations, il est passé, lui, de 350 dirhams par enfant à 375 dirhams en cette année 2025, pour atteindre 400 dirhams en 2026, avec un minimum garanti de 500 dirhams par famille. Et l’effort se poursuivra pour encore faire plus et mieux.

Par ailleurs, et en vue de réussir ce chantier éminemment social d’envergure, une attention toute particulière est accordée à l’amélioration de l’offre de santé. Ce qui s’est traduit par une conséquente révision à la hausse du budget alloué pour la réforme globale du système de la santé.

Le secteur s’est vu, en fait, consacrer un budget de 32 milliards de dirhams en 2025 contre 19 milliards de dirhams en 2021. Une enveloppe qui sera injectée pour la poursuite, entre autres, du programme de réhabilitation de 1.400 établissements de santé de proximité, dont 800 centres de santé déjà rénovés, et le rythme de réalisations devra s’accélérer.

Le même élan est aussi imprimé à l’Éducation et la formation avec une enveloppe de 85 milliards de dirhams en 2025, soit 11 milliards de dirhams de plus par rapport à l’année dernière.

Le président du RNI notera, en outre, que la philosophie politique du gouvernement s’étend également au soutien du pouvoir d’achat des citoyens à travers notamment la Caisse de compensation avec un budget de 16,5 milliards de dirhams, sans omettre les efforts consentis pour maîtriser la tendance inflationniste dont le niveau n’a pas dépassé 1% en 2024.

Dans le cadre des «réalisations exceptionnelles» du gouvernement, Aziz Akhannouch évoquera également le fait que l’Exécutif a consacré une enveloppe de 20 milliards de dirhams pour acter les différents engagements issus du dialogue social.

À cela, il faudra ajouter la révision à la baisse de l’IR qui devra bénéficier à des millions de Marocains dès le début de cette année, sans oublier l’annulation «historique» de l’impôt sur les pensions des retraités que le gouvernement a eu le «courage» d’acter. Le tout entrant, bien entendu, dans le cadre de «l’engagement pris d’améliorer les revenus de toutes les catégories sociales, sans exception».


Confiance renouvelée
Dans l’absolu, l’exercice de mener une expérience gouvernementale apporte souvent son lot de risques d’érosion de la confiance des électeurs. Cela ne semble pas être le cas pour le RNI. Preuve en est que le parti a pu remporter toutes les élections partielles auxquelles il a pris part depuis l’éclatante victoire de 2021.

Une confiance renouvelée, du fait que la formation de la Colombe, accompagnée des autres formations d’une majorité solidaire qui agit dans la cohésion, est en train d’acter les différents engagements pris vis-à-vis des citoyens. Plus encore, l’attrait du RNI ne cesse de se renforcer au fil des semaines.

En effet, rien que depuis septembre dernier, ils sont plus de 20.000 militants qui ont rejoint ce parti dont le credo reste toujours le même : «Agharas, agharas».