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Le Bouliste 5G : Visa pour l’inclusion/Moteur, coupez !/L’alphabet du livre

Marocain fictif, mais estampillé 7a9i9i… Il a eu plusieurs vies et revient sévir, en version mag. Tireur d’élite, mais gauche, il pointe tout ce qui lui plaît. Et passer pour un cochonnet ne lui fait même pas peur…

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Visa pour l’inclusion
Le Country Manager des cartes bleues Visa au Maroc déclare à LVE que «l’habitude culturelle des transactions en cash est profondément ancrée». Et il rajoute que «la transition des paiements en cash vers les paiements numériques nécessite des services conviviaux, sécurisés et accessibles, ainsi qu’un travail acharné pour promouvoir l’inclusion financière». Le Bouliste a appris une nouvelle expression. Il connaissait l’inclusion sociale et l’inclusion économique, mais pas l’inclusion financière. Du coup, il abandonne les deux premières, il préfère être inclus financièrement, ça résoudra tout le reste.

Moteur, coupez !
Le prestigieux et respectable Festival du film méditerranéen de Tétouan vient de finir. Il laisse pourtant un gout amer à Simone Bitton, réalisatrice de films documentaires et membre du jury présidé, cette année, par Elia
Suleiman. Excusez du peu. Après avoir sélectionné les films du festival, les organisateurs ont pris la liberté de «charcuter» quelques passages. Simone Bitton écrit sur sa page Facebook : «Ce n’est ni honorable, ni respectable, ni intelligent. Plusieurs des films en compétition ont été amputés de séquences qui n’avaient rien de choquant –pour raison de nudité ou de sensualité». C’est comme si le Bouliste empêchait les spectateurs de ses tournois d’assister à quelques coups quand il estime que ça peut être choquant pour son équipe ou pour l’adversaire.

L’alphabet du livre
Rabat est en plein Salon international du livre et de l’édition, 29e édition. Et il est plein de monde. Rien que la première journée, elle a connu une affluence record. Et le ministre de la Culture de rêver que cette édition dépasserait les 500.000 visiteurs de l’année dernière. Sauf que les statistiques sont formelles, les Marocains ne lisent pas. Le nombre de parutions par année est dérisoire. Les auteurs ne peuvent toujours pas vivre de leurs écrits. Les droits d’auteur ne sont pas respectés. Les éditeurs tirent à 500 exemplaires de moyenne, autant faire des photocopies. Le Bouliste s’étonne que des gens qui veulent promouvoir le livre et la lecture n’arrivent pas à trouver un livre qui leur explique que pour vendre des livres, il faut d’abord faire aimer la lecture.

Résurrection à Settat
Un patient, admis dans une clinique casablancaise, a été déclaré mort. Les médecins n’ayant rien trouvé à faire pour le sauver, ils ont dû constater son décès. Sa famille, après avoir installé une tente pour accueillir les visites de condoléances et préparer ses funérailles prévues à Settat, a été surprise quand il commençait à bouger. Le «mort-vivant» a été immédiatement transporté au service de réanimation du Centre hospitalier Hassan II de Settat, où il est encore sous assistance respiratoire. Le Bouliste demande à ce qu’on le laisse macérer au moins deux ou trois jours avant de l’inhumer, il sait qu’il a des chances de ressusciter grâce aux progrès que va accomplir la médecine.

Rubrique «On s’en fout»
Lors d’une conférence de presse donnée à Rabat, début mai, Saad Lamjarred a souligné qu’il entretenait une forte amitiéavec Hatem Ammor. Qu’ils ont travailléavec amour et sincérité pour quelachanson réponde aux aspirations de leurs fans qui attendaient depuis longtemps une œuvre artistique émanant du duo. Hatem Ammor a rajouté, de son côté, que les scènes de tournage du clip de la chanson Mahboubi, «Mon bien-aimé» pour les non-arabophones, étaient merveilleuses et remplies d’une atmosphère de rire et de plaisir. Le Bouliste est très content de vous avoir rapporté cette nouvelle et vous dit que vous pouvez en faire ce que vous voulez.