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Les exportations démarrent en fanfare

L’automobile maintient le rythme, les phosphates et l’aéronautique reprennent du poil de la bête, tandis que la facture énergétique se replie. Résultat : le déficit commercial s’est sensiblement réduit.

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Le déficit commercial a démarré 2024 sur le même trend observé en fin d’année 2023 : en baisse ! Au cours du mois de janvier, il s’est allégé de 15% par rapport à janvier 2023, pour s’établir à 22,4 milliards de dirhams, soit une amélioration de quelque 4 milliards de dirhams. Par conséquent, le taux de couverture des importations par les exportations gagne 5,7 points à 61,4%.

Il faut dire que le rythme des importations et des exportations a enregistré des trajectoires divergentes en ce début d’année : les premières ont baissé de 2,8% à 58,1 milliards de dirhams, tandis que dans le même temps les secondes se sont appréciées de 7,2% pour atteindre 35,66 milliards de dirhams.

Le recul de la facture énergétique, après des années de tensions sur les prix des produits énergétiques, est évidemment une très bonne nouvelle. Selon les statistiques de l’Office des changes, les importations marocaines de produits énergétiques ont baissé de 12% en janvier 2024, ce qui représente une économie de 1,3 milliard de dirhams par rapport à janvier 2023. Le constat est le même pour les importations de produits finis d’équipement, qui se limitent à 13 milliards de dirhams, en retrait de 8,7% (près de 1,2 milliard de dirhams en moins).

Globalement, tous les principaux postes importateurs sont en baisse, hormis les produits alimentaires qui, mauvaise saison agricole oblige, ont grimpé de 6%. On note ainsi une hausse des importations du sucre brut ou raffiné qui ont plus que doublé pour dépasser le milliard de dirhams, ainsi qu’une augmentation des achats de blé de 30%, à près de 2,2 milliards de dirhams. Côté exportations, l’année démarre en fanfare. Portées notamment par les deux locomotives du commerce extérieur marocain que sont les phosphates et l’automobile.

Phosphates et engrais retrouvent du tonus
Pour les premiers, 2024 s’annonce bien meilleure que 2023, à la faveur d’une amélioration des conditions du marché et d’une reprise de la demande dans plusieurs régions exportatrices. Résultat : les exportations de phosphates et dérivés sont en hausse de +17,5% et culminent à 6,2 milliards de dirhams, propulsées par les ventes des engrais naturels et chimiques (+20%) et de l’acide phosphorique (+26%). Pour le secteur automobile, après une performance record en 2023, les exportations poursuivent leur rallye.

Les ventes à l’international ont atteint 10,84 milliards de dirhams, en hausse de 8,3% sur un an, grâce notamment à un accroissement des ventes du segment de la construction (+9%), du câblage (+5,9%) et de l’intérieur véhicules et sièges (+25%). L’aéronautique et l’électronique démarrent bien l’année aussi, avec des exportations en hausse respective de 23% et 13,3%. Des performances qui ont permis de limiter l’impact de la légère contraction des produits agroalimentaires, dont les exportations sont en baisse de 1,2% à 8,4 milliards de dirhams. C’est cela aussi l’intérêt d’avoir une économie exportatrice diversifiée.