Sociéte

Les filles sont en passe de battre les garçons à l’école dans toutes les matières.
L’écart ne vient pas d’une quelconque différence d’ordre biologique mais du fait que la réussite scolaire est, pour les filles, une garantie de promotion sociale.
C’est aussi pour elles un défi face à une société qui consacre la toute-puissance du mâle dès son plus jeune âge, à travers l’éducation particulière qui lui est donnée au sein de la famille.

Ayant du mal à comprendre la métamorphose de leurs enfants à l’adolescence, certains parents réagissent mal, exerçant alors leur pouvoir au lieu d’une autorité morale.
La reproduction du schéma traditionnel parent-enfant est vouée à l’échec, les jeunes aspirant à plus de respect et à l’expression de leurs choix.
L’idéal, mais le plus difficile pour les parents, est de trouver le juste milieu.

Istanbul est un carrefour où se côtoient tous les peuples voisins de la Turquie, notamment ceux des anciennes républiques soviétiques.
Deux Istanbul se font face, l’une européenne, libre et ouverte, l’autre asiatique, conservatrice et repliée sur elle-même

A la fois étude sociologique et témoignage grand public, «Grossesses de la honte» s’appuie sur une enquête qui a duré trois ans.
Le phénomène concerne aussi bien la campagne que la ville.
Précarité économique, violence familiale, absence de protection des mineurs, viols, incestes… sont les ingrédients qui favorisent la survenue de grossesses illégitimes.

5 200 enseignants, s’estimant lésés par le système de promotion, observent des grèves à répétition et menacent de boycotter les examens.
Blocage : l’Education nationale refuse de négocier avec le syndicat ad hoc qui représente cette catégorie de profs.
Ulcérés par des débrayages qui durent depuis janvier 2004, les parents d’élèves montent au créneau et recourent à des sit-in.

Alors que la Moudawana et le Code pénal ont subi de profonds changements, la violence à l’égard des femmes continue de sévir.
Les moeurs culturelles maintiennent la chape de plomb. Beaucoup de femmes, pour sauver leur foyer, passent sous silence les coups et blessures.
Dans la plupart des cas, les femmes battues sont également expulsées du domicile conjugal et privées de la pension alimentaire.
Une opération de sensibilisation nationale a été lancée.

Il est un fait avéré : une fois qu’ils ont payé pour le délit commis, les ex-prisonniers se retrouvent désarmés pour affronter la société. Faute d’une qualification professionnelle qui leur permettrait de remonter la pente, ils sont implacablement rejetés sur les marges et précipités dans l’asocialité.

Sans être exhaustif, on peut citer plusieurs noms. Commençons par les chefs d’Etat et les hommes politiques : Jacques Chirac («mais pas depuis qu’il est président»

La Mamounia tient son nom des jardins qui l’entourent et que l’on appelait jadis «Arset El Mamoun». Vieux de deux siècles, ces jardins, qu’on qualifie plus souvent de parc, ont une histoire.

Vieille de plus de quatre-vingts ans, toujours aussi luxueuse, La Mamounia est le seul palace dont le nom soit plus connu que la cité qui l’abrite.
Chefs d’Etat, rois et princes, stars du showbiz s’y sont succédé, parfois pour des séjours de plusieurs mois.
Fêtes somptueuses, clients extravagants, le palace a un passé chargé.

L’adultère reste
encore un sujet tabou
dans la société mais
les sociologues sont formels : il est en progression et il touche
de plus en plus de femmes.
La loi punit ce délit
par des peines pouvant aller jusqu’à deux ans
de prison, mais la justice est plus clémente envers les hommes que les femmes.

Le rapport d’expertise est déposé par le médecin au secrétariat du greffe du tribunal en autant de copies qu’il y a de parties, pour que chacune en prenne connaissance, le discute et puisse faire ses observations.