Une prime de risque de 7,6% pour le marché actions, selon Attijari Intermédiation

Attijari Intermédiation vient d’éditer un rapport qui fixe une prime de risque pour le marché actions, autrement dit la rémunération supplémentaire exigée par les investisseurs pour la détention d’une action par rapport au taux sans risque. Selon la méthode retenue par les analystes de la société de bourse, qui repose sur un sondage auprès des investisseurs, la prime de risque ressort actuellement à 7,6%. Il s’agit de la perception actuelle des investisseurs (institutionnels, OPCVM, banques, particuliers, étrangers et opérateurs boursiers) quant à l’excédent de rentabilité future du marché actions par rapport à un placement sans risque supérieur à 5 ans. Cette méthode a été retenue car Attijari Intermédiation estime qu’elle reflète mieux les spécificités du marché marocain  et qu’elle demeure plus réaliste que les deux autres méthodes étudiées, que sont l’approche historique (rentabilité passée du Masi sur 10 ans) et l’approche prospective (actualisation des bénéfices futurs des sociétés cotées). Notons que la première méthode aboutit à une prime de risque de 10,3%, et la seconde à 6,2%.
Signalons par ailleurs que les analystes d’Attijari Intermédiation procéderont à l’actualisation de la prime de risque du marché chaque trimestre.

Delta Holding : résultat net en hausse de 11% au 30 juin 2011

Premier semestre 2011 satisfaisant pour Delta Holding. Tous ses indicateurs d’activité et de rentabilité ont enregistré des taux de progression à deux chiffres, à commencer par le chiffre d’affaires consolidé qui s’est apprécié de 23,9%, à 1,38 milliard de DH. Le management du groupe précise qu’il a gagné de nouvelles parts de marché et que cela résulte de la pertinence de ses choix stratégiques qui portent, entre autres, sur la diversification des métiers pour faire face aux fluctuations des cours des métaux, du prix du pétrole et des taux de change.
Le résultat d’exploitation consolidé de Delta Holding a, lui, évolué de 13,3%, à 200,4 MDH. Quant au résultat net part du groupe, il s’est hissé de 11% par rapport à juin 2010, à 228,6 MDH.
Ces performances laissent le management du groupe penser que la croissance se maintiendra au cours du second semestre pour clôturer l’année avec une rentabilité conforme aux prévisions.
Par ailleurs, de nouveaux investissements ont été opérés et ont porté sur le développement de l’export, le négoce et la fabrication de nouveaux produits dans le cadre de l’intégration industrielle du groupe.

Un emprunt obligataire d’un milliard de DH pour Alliances

Le groupe Alliances a visiblement pris goût au financement obligataire. Il vient en effet de lancer son deuxième emprunt du genre (après celui de 2010), cette fois-ci pour un montant d’un milliard de DH. Les 10 000 obligations qui seront créées et commercialisées du 27 au 29 septembre auront une maturité de 5 ans. Elles pourront être, selon le choix des investisseurs institutionnels marocains et étrangers, cotées à la Bourse de Casablanca, et assorties soit d’un taux fixe de 5,26%, soit d’un taux révisable annuellement qui démarre, la première année, à 4,72%. La prime de risque proposée par Alliances sera donc comprise entre 125 et 140 points de base.
Notons que l’objectif de cette levée de fonds est de financer les programmes de construction du groupe dans le pôle résidentiel, le pôle golfique et celui du logement social et intermédiaire.