Un résultat net part du groupe qui frôle la barre des 3 milliards de DH en 2009

Les résultats d’Ona au titre de 2009 sont passés presque inaperçus avec l’annonce de la méga-fusion entre le groupe et son holding de tête SNI. Pourtant, les réalisations de l’année font état d’une nette progression de la profitabilité du groupe, avec un bénéfice net part du groupe qui s’établit à 2,92 milliards de DH, en hausse de 161% par rapport à 2008. Certes, cette évolution spectaculaire résulte de la plus-value constatée suite à l’ouverture du capital de Wana (978 MDH) ainsi que des gains réalisés sur   la cession de Mercure, CMB Plastique et d’une partie des participations dans Wafasalaf et Crédit du Maroc. Cela dit, même en neutralisant ces revenus exceptionnels, le résultat net ressort à 1,73 milliard de DH, en augmentation de 61%.

Plusieurs éléments ont contribué favorablement à cette performance. Il y a d’abord le retour à l’équilibre de Managem suite à l’amélioration des volumes et des prix moyens de vente des métaux (sauf pour le cobalt) ainsi qu’à l’optimisation des prix de revient, fruit d’une forte réduction des charges. Il y a ensuite la progression des performances opérationnelles des filiales agroalimentaires, grâce à l’amélioration de la marge sur l’huile de table pour Lesieur et aux gains de productivité de Cosumar et Centrale Laitière. Les participations mises en équivalence ne sont pas en reste, notamment Attijariwafa bank dont le résultat consolidé a crû de 21%, à 4,6 milliards de DH suite à une forte croissance organique et à l’accélération du développement à l’international.  Enfin, la marge brute de Wana s’est améliorée par rapport à l’année dernière et la grande distribution poursuit son développement et profite des retombées du rapprochement Marjane-Acima.

Néanmoins, deux domaines d’activité ont limité les bienfaits de toutes ces réalisations. Il s’agit de la distribution automobile et de biens d’équipement, à travers Sopriam et Optorg, qui a reculé sous l’impact du ralentissement de la demande au Maroc et de la crise internationale à l’étranger, et de l’immobilier, à travers Onapar, qui a pâti de la morosité du segment touristique de luxe.

In fine, la conjugaison de tous ces éléments a donné un chiffre d’affaires consolidé de 37,3 milliards de DH, en hausse de près de 2% par rapport à 2008, un résultat d’exploitation courant en appréciation de 60%, à 2,5 milliards de DH, et un résultat net part du groupe qui frôle la barre des 3 milliards de DH. Compte tenu de ces réalisations, le management d’Ona distribuera un dividende de 35 DH par action.
Pour ce qui est des perspectives, le groupe compte poursuivre ses efforts de croissance et d’amélioration de la productivité dans tous les domaines d’activité où il opère. En effet, la fusion Ona-SNI prendra plusieurs mois pour être finalisée. En attendant, l’exécution des plans stratégiques adoptés pour chaque filiale se poursuivra normalement.