Télécoms : une rentabilité minée par le poids de la concurrence

La baisse des prix des communications couplée à  un lourd programme d’investissement à  l’international ont réduit de 22% les bénéfices à  3,2 MDH.

Maroc Telecom opère toujours dans un contexte marqué par la recrudescence de la concurrence sur le marché local. Malgré la croissance de sa base clientèle de 13,7%, à 31 millions, l’opérateur n’a pas réussi à relever son bénéfice net.  Et pour cause, la baisse des prix des communications sur le mobile de près de 40%. Néanmoins, cette baisse a permis une hausse des usagers de 40%. De ce fait, le chiffre d’affaires consolidé au titre de ce premier semestre s’est inscrit en baisse de 1%, à 15,2 milliards de DH. Cette baisse limitée profite toutefois des performances des filiales africaines (+21%). Ainsi, l’activité en Mauritanie affiche une amélioration de 10%, contre 23% au Burkina Faso et 36% au Gabon. La croissance de l’activité au Mali a atteint 22,8%. Désormais, la contribution de l’activité du groupe en Afrique subsaharienne a gagné 5 points pour atteindre 23%. Au Maroc, le chiffre d’affaire a accusé une perte de 5,3% à 11,8 milliards de DH.

Le résultat d’exploitation, lui,  ressort à 5,15 milliards de DH, en recul de 15,4% en raison du poids des investissements à l’international dans lesquels s’est engagé le groupe et qui a entraîné des charges d’amortissement en croissance de 6%. Par ailleurs, le résultat d’exploitation a été impacté par le lancement du plan de départ volontaire qui a nécessité la constitution d’une provision pour restructuration de 800 MDH. Par conséquent, la marge d’exploitation a atteint 34%, en baisse de 5,8 points. Hors charges de restructuration, elle aurait atteint 39,2%.

In fine, le résultat net part du groupe s’est établi à 3,12 milliards de DH, en repli de 22% sur un semestre glissant. Du coup, la marge nette s’est réduite de 6,4 points pour s’établir à 20,6%.
Du côté des perspectives, Maroc Telecom table sur une marge d’exploitation de l’ordre de 38%, et ce, sans compter les charges liées au programme de départ volontaire.