Salarié Freelancer en ligne : un combo gagnant !

Devenir freelancer se fait en quelques clics. La rémunération moyenne est de 300 DH net par jour.

La double casquette salarié/freelancer en ligne semble séduire beaucoup de Marocains. Ils sont d’ailleurs plusieurs à sauter le pas et opter pour un double statut. A en croire certains acteurs de cette sphère du free-lance en ligne «une tendance qui s’est accélérée, surtout depuis la démocratisation d’Internet combinée à la création du statut d’auto-entrepreneur aux démarches administratives réduites». Disons-le, être free-lance et salarié, c’est vouloir (un peu) le beurre et l’argent du beurre. Une solution idéale pour profiter de la sécurité et de la stabilité procurées par son emploi tout en ayant la liberté du free-lance. Une vraie source d’épanouissement… et d’argent.

Freelance
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Free-lance en ligne… quèsaco ?

C’est tout simplement offrir ses services à distance via des plate-formes en ligne spécialisées. Ces interfaces regroupent l’offre et la demande, dans le sens où elles mettent en relation des centaines de millions de free-lance à des employeurs, à l’échelle mondiale. Tous les domaines et toutes les compétences ont preneurs dans les quatre coins du monde : de la rédaction à la saisie de données, le design ou l’ingénierie, en passant par la finance, la vente, le marketing, ou encore la comptabilité et les services juridiques. Il existe d’ailleurs une multitude de plate-formes internationales, dont les plus connues freelancer.com, upwork.com, Odesk, etc. Mais aussi nationales, notamment jobi.ma, freelancer.ma ou encore khdemeti.com qui est l’une des leaders de sa catégorie au Maroc.

Le mode de fonctionnement de ces plate-formes est simple et intuitif. Il suffit de créer gratuitement un compte en ligne sur la plate-forme. Remplir un formulaire qui consistera à renseigner son nom, prénom, insérer son CV et son tarif journalier. Mettre la lumière sur ses compétences et définir la nature des missions qui marchent avec son profil. En parallèle, la personne s’engagera à ne pas publier ses coordonnées personnelles ou professionnelles par message ou dans des champs inappropriés en vue de les divulguer. Elle s’engagera également à réaliser toutes les déclarations et formalités nécessaires une fois son activité démarrée sur le site en question, en termes d’obligations légales, sociales, administratives et fiscales conformément au droit marocain et/ou de la législation étrangère dont il dépend.

Comment décrocher des missions ?

Une fois son profil complété sur le site, le freelancer peut maintenant être à l’affût des missions qui lui correspondent. Concrètement, l’employeur publie les détails d’une mission donnée (besoins, budget alloué, deadline…). En face, les freelancers intéressés envoient leurs devis. L’employeur contacte les candidats à la mission par téléphone, par e-mail et par messagerie interne pour aiguiller son choix. Il devra par la suite élire le candidat qui correspond le plus à ses exigences.

D’autres plate-formes se veulent désormais plus novatrices et proposent une approche plus ‘‘humaine’’ à leurs clients. C’est le cas de Khdemti.com qui a developpé un moteur de recherche de profils free-lance. «Notre plate-forme offre toute une gamme de moyens pour réaliser une meilleure communication entre les deux parties. En utilisant nos connaissances techniques et certains des algorithmes d’intelligence artificielle que nous mettons en œuvre, nous sélectionnons les meilleurs pigistes en un rien de temps. Nous garantissons donc à la fois les deux parties (entrepreneur ou free-lance), car nous suivons le déroulement du projet depuis le début jusqu’à la fin, la livraison de la version finale et les droits financiers du projet», explique Ayoub Rouzi, CEO et co-fondateur de khdemeti.com

Sur quelle(s) base(s) le freelancer est choisi ? M. Rouzi enchaîne : «Le filtrage et le tri de l’ensemble des profils se fait sur la base de plusieurs critères, notamment le taux de remplissage du profil, l’entretien téléphonique ou physique que nous réalisons avec nos utilisateurs, portfolio, le nombre de projets réalisés auparavant sur le site…

Dès l’acceptation d’une mission d’un porteur de projet, notre équipe procède à la sélection / recommandation des profils selon les besoins du client. La recommandation s’effectue suivant notre système intelligent et permet au client de consulter, rencontrer et contacter les profils sélectionnés».
Notons dans ce contexte que ce sont surtout les activités de service qui ont la cote sur les plate-formes marocaines, notamment la création et la programmation des sites, le développement mobile : android, ios, windows, le design, la traduction, la rédaction, l’IT & réseaux …

S’agissant du paiement, l’employeur a généralement le choix entre deux options: activer le paiement par étapes, selon le planning d’objectifs fixés avec le freelancer ou payer en one shot après l’achèvement.

Ce dernier est contacté par le site en ligne dès que le montant à payer est bloqué pour démarrer la mission. Une fois la mission réalisée dans des conditions favorables, la société débloque le montant à payer pour rémunérer le travailleur et lui demande une facture (cf. encadré)

Comment est payé un freelancer marocain ?

Comme n’importe quel autre freelancer. Qu’il soit inscrit sur un site étranger ou local, un freelancer marocain qui offre ses services à un client (établi dans l’un des 4 coins du monde) recevra sa rémunération sur son portefeuille électronique détenu sur la plate-forme. Il pourra par la suite retirer ses fonds via la passerelle de paiement de son choix. Les plus utilisées sont PayPal, Payoneer, nous confie M.Rouzi.

Rappelons que ces spécialistes du paiement assurent les transferts internationaux et permettent à leurs utilisateurs d’émettre des cartes de retraits Mastercard. Il est donc possible de recevoir de l’argent, de faire des dépôts, puis d’utiliser son compte pour payer sur les sites marchands utilisant cette méthode de paiement.

Combien pourrait gagner un freelancer marocain par mois ? «Le tarif journalier moyen (TJM) est de 300 DH net par jour», atteste M. Rouzi. Une coquette somme de 9 000 DH/ mois en bonus et sans se tuer à la tâche …

De plus, à moins de souscrire à des options supplémentaires, le freelancer n’est pas tenu de payer une commission à la plateforme. Cette dernière est rémunérée par l’employeur. Le montant de la commission et son calcul diffèrent d’un site à l’autre. La plate-forme marocaine Khdemti.com par exemple est rémunérée à hauteur de 15% du budget total de la mission, tandis qu’une autre plate-forme française lehibou.com est rémunérée entre 10 et 20% du taux journalier moyen.

Illegal Legal
Illegal Legal

Si la mission ne se passe pas dans les conditions préalablement définies. Quelques options s’offrent aux deux parties. Résoudre le litige par consentement mutuel: Si d’un commun accord la mission s’annule, la plate-forme rembourse au recruteur le montant de la mission arrêtée. Dans l’hypothèse d’un désaccord entre les deux parties sur la qualité de la prestation, le champ, les modalités, ou le stade de finition de la mission, ceux-ci s’engagent à en informer le site par le biais du Centre de support et à faire des efforts pour discuter et trouver une solution à l’amiable dans un délai de quelques jours. La platforme pourra intervenir pour tenter de proposer une solution aux parties. En cas de litige non résolu, l’interface remboursera au recruteur le montant de la mission. Par la suite, les parties prenantes seront invitées à résoudre le litige librement auprès des autorités compétentes.

 

auto entrepreneur SALARIE
auto entrepreneur SALARIE

Aucun texte de loi n’interdit le cumul d’une activité professionnelle en tant qu’autoentrepreneur avec la qualité de salarié. Une personne qui a ce double statut a-t-elle des obligations déclaratives ou bien les impositions dont elle est redevable sont libératoires ?

Selon la DGI, les personnes physiques exerçant, à titre individuel, une activité professionnelle peuvent prétendre au statut de l’auto-entrepreneur conformément à la législation et réglementation en vigueur.

Ainsi, et dans la mesure où le cumul d’une activité professionnelle en tant qu’auto-entrepreneur avec la qualité de salarié n’est pas expressément interdite par un texte particulier, le salarié en question peut exercer l’activité professionnelle dans le cadre dudit régime.
Dans ce cas, ce contribuable n’est pas tenu de souscrire la déclaration du revenu global, puisque le chiffre d’affaires encaissé dans le cadre du régime de l’auto-entrepreneur est soumis à l’IR aux taux libératoires prévus par l’article 73-III du CGI.

Ce dernier prévoit 1% du chiffre d’affaires encaissé et dont le montant ne dépasse pas 500 000 DH pour les activités commerciales, industrielles et artisanales. Et 2% du chiffre d’affaires encaissé et dont le montant ne dépasse pas 200 000 DH pour les prestataires de services. L’auto-entrepreneur paie l’impôt sur le revenu, de manière trimestrielle, sur la base du chiffre d’affaires déclaré et il est également soumis à la taxe professionnelle après l’expiration de l’exonération pendant les 5 premières années. S’il doit également s’acquitter de toute taxe liée à son activité, il est hors champ de la TVA.

Si le plafond du chiffre d’affaires est dépassé pendant 2 années consécutives, l’autoentrepreneur sera radié du Registre national de l’auto-entrepreneur et doit changer de forme juridique s’il souhaite continuer son activité.