Résidences Dar Saada fait exception dans le secteur immobilier coté

Le groupe dégage un résultat net part du groupe en hausse de 10,7%, à 450 MDH; Son endettement net, établi à 2,2 milliards de DH, reste limité à 37% des capitaux propres.

Entre Alliances qui en est encore à affiner son plan de restructuration et Addoha qui signe un exercice 2015 terne tout en se désendettant fortement, Résidences Dar Saada fait figure de rescapé du secteur immobilier coté. La filiale du groupe Palmeraie affiche des indicateurs bien orientés et en ligne avec les promesses du business plan présenté lors de son introduction en bourse fin 2014.

Le promoteur subit une baisse prévue de son chiffre d’affaires de 3,6%, à 1,7 milliard de DH en lien avec un repli des livraisons de 5%, à 5 695 unités. L’essentiel des ventes réalisées par le groupe (82%) continue de concerner l’habitat social, segment sur lequel le promoteur avance une part de marché de 10%. Ces livraisons sont en outre à rapprocher d’une production de 7633 unités et 6 433 mises en chantier en 2015, signe que l’entreprise monte progressivement en régime dans son activité.

Cette bonne prestation commerciale s’accompagne d’un bon comportement des indicateurs de profitabilité. Le résultat d’exploitation s’améliore de 5,1%, à 514,8 MDH, renforçant la marge opérationnelle de 2,4 points, à 29,5%. Cette bonification est à rattacher à des économies réalisées sur les charges d’aménagement hors site. Ceci sachant que Résidences Dar Saada a dans le même temps élargi sa réserve foncière en 2015. Le groupe a acquis des terrains d’une superficie totale de 47 ha à Casablanca, Martil et Marrakech.

Le résultat net part du groupe ressort au final en croissance de 10,7%, à 450 MDH, ce qui fait avancer la marge nette de 3,3 points, à 25,8%.
Cerise sur le gâteau, l’endettement qui est aujourd’hui scruté de près au niveau des bilans des promoteurs immobiliers, s’affiche à un niveau maîtrisé pour le groupe. En net, il ressort à 2,2 milliards de DH, ce qui le limite à 37% des capitaux propres. Sur le même registre, le délai des créances clients reste contenu à 4,5 mois du chiffre d’affaires.

Résidences Dar Saada se montre confiant pour l’avenir, estimant que la demande pour l’habitat social demeure forte sous l’effet démographique et de l’urbanisation. A ce titre, le groupe a pré-vendu 5 658 unités en 2015 représentant 99% de son objectif, dont 85% concernent le social. Fort de sa maîtrise sur ce dernier segment, le promoteur s’attaque à présent au standing supérieur avec le lancement début 2016 d’une marque dédiée à ce marché, Palm Immobilier. Elle devrait adresser la demande portant sur des biens dont les prix varient de 600 000 à 1,4 MDH. La nouvelle entité a déjà deux projets dans ses cartons à Casablanca.

Le premier, quasiment autorisé, porte sur 1 000 logements réalisés sur 21 ha à Dar Bouazza. Le second s’étend sur 4 ha, près de la gare Casa Voyageurs.