Qui croire ?

Prévoir le temps qu’il fera demain n’est pas toujours évident. Mais plus difficile encore est la prévision financière. Et en ce début d’année 2011, les nuages économiques continuent de s’amonceler dans le ciel. Les investisseurs sont confrontés à des thèmes économiques et géopolitiques complexes, tous susceptibles d’avoir un impact déterminant. Hausse du prix des matières premières, inflation, guerre des monnaies plus ou moins larvée, difficultés budgétaires de l’Europe, dont quelques pays sont au bord du gouffre, crises politiques diverses, et bien d’autres réjouissances… Il reste pourtant de larges pans de ciel bleu, comme en témoignent les derniers chiffres de la croissance mondiale, plutôt encourageants. Dans ce contexte incertain, et avant de faire ses placements pour l’année, il vaut mieux se tourner vers les spécialistes. Qui mieux que des banques comme Goldman Sachs ou la Société Générale pour donner des certitudes ? Ces deux grands du monde de la finance internationale ont présenté en grande pompe à Londres leurs perspectives pour 2011. Goldman Sachs prévoit un avenir radieux, une forte croissance mondiale tirée par la puissance des pays émergents, Chine en tête, et donc une bonne performance des marchés actions. La Société Générale, en revanche, attend la tempête. Le monde n’a, paraît-il, pas tiré les bonnes leçons de la dernière crise financière, et recommence à alimenter des bulles spéculatives par le crédit à outrance. Bulles qui, bien sûr, ne manqueront pas de nous exploser à la figure… Qui croire? Cela reste à l’appréciation de chacun. Mais gardons à portée de main parapluie et crème solaire.