Placement. Les fonds actions et diversifiés offrent les meilleurs rendements

Malgré des rendements peu attractifs, l’arbitrage est toujours en faveur de l’action. La détente des taux d’intérêt va probablement se poursuivre au 2e semestre. Les fonds monétaires et OCT offrent des rendements peu attractifs.

Elu meilleur placement financier en 2016 et 2017, le marché boursier a rompu avec cette tendance en 2018 et au 1er semestre de l’année en cours. Durant ce premier semestre, l’indice a fait du surplace (-0,6%). Sur 76 sociétés cotées, 47 ont basculé dans le rouge depuis le début de l’année. Leurs titres ont ainsi perdu entre 0,7% et 46,3% de leurs valeurs. Le secteur de l’immobilier est, pour la deuxième année consécutive, l’un des plus malmenés sur le marché: Addoha (-42,06%), Alliances (-18,8%) et Dar Saada (-26,3%). Il faut dire qu’en plus des facteurs conjoncturels et sectoriels, les trois valeurs cotées composent avec des paramètres intrinsèques à leurs activités respectives, qui laissent le marché sceptique par rapport à leur avenir. Mais malgré ces évolutions, l’arbitrage est toujours en faveur du marché actions. Certes, le rendement n’est pas valorisant, mais la détente des taux d’intérêt n’emballe pas les investisseurs. Ceci est d’autant plus vrai que d’autres éléments augurent une poursuite de cette baisse (l’offre réduite des titres, la sortie à l’international du Trésor au cours prévue cette année : une opération qui raréfiera davantage l’offre de titres et exercera une pression baissière sur les rendements). En tout cas, presque toutes les maturités ont chuté par rapport à la fin de l’année dernière (hormis le 13 et le 26 semaines). Ainsi, le rendement de la plus courte maturité s’est établi à 2,15% (au même niveau que l’année dernière) et celui de la plus longue à 4,29% (-11,8 pb). Par conséquent, les OPCVM OMLT(obligations moyen et long termes) ont offert un rendement moyen de 2,45%, contre 1,27% à la même période de l’année précédente. Rappelons que cette catégorie d’actifs rapportait en 2014 plus de 10%.

De leur côté, les fonds monétaires et obligations court terme (OCT) continuent d’offrir des rendements peu attractifs, depuis l’amélioration des liquidités des banques combinée à la baisse des interventions du Trésor. En tout cas, ces deux instruments ont proposé des rendements moyens respectifs de 0,63% et 1,13% (contre 0,96% et 1,2% au 1er semestre 2018).

Les fonds actions et diversifiés ont pu, pour leur part, surperformer le marché boursier en bouclant le semestre en territoire positif. En comparaison aux fonds obligataires, toujours plombés par le niveau bas des taux des bons de Trésor, ces deux catégories d’actif croissent à un rythme assez soutenu.
Du côté des produits bancaires, les rendements des comptes sur carnet et du livret d’épargne nationale renouent avec la baisse. Les premiers offrent un rendement de 1,83% ( -11 pb par rapport au semestre d’avant) et les deuxièmes 1,28 % ( -8 pb). Pour leur part, les dépôts à terme dont le taux est librement fixé par les banques ont servi à fin octobre dernier une rémunération moyenne de 2,69% pour les comptes bloqués sur 6 mois et de 3% pour les dépôts sur 12 mois, en baisse de 3 et 11 pb par rapport à la même période de l’année dernière.