Pétrole : les troubles au Nigéria pourraient changer la donne

Les troubles au Nigéria, qui paralysent près de 25% de la prodution de brut du pays et font grimper les cours, pourraient forcer l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) à  maintenir sa production à  un niveau quasi historique début mars, pour le huitième mois consécutif.

Les troubles au Nigéria, qui paralysent près de 25% de la prodution de brut du pays et font grimper les cours, pourraient forcer l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) à maintenir sa production à un niveau quasi historique début mars, pour le huitième mois consécutif.

Avant la reprise des attaques jeudi dernier, une baisse de l’offre de l’Opep paraissait acquise pour la réunion du 8 mars prochain. Les prix étaient à 15% en dessous de leur niveau de fin janvier, les stocks supérieurs à ceux de l’année dernière aux Etats-unis et en Europe, les températures hivernales plus douces que la normale et la demande moins importante que prévu, explique un analyste du secteur. Mais la série d’attaques menées par des groupes armés dans le delta du Niger, visant en particulier le groupe pétrolier Royal Dutch Shell, a fait basculer la tendance des cours du brut.