Performance remarquable pour la Bourse de Casablanca en 2007

Une progression annuelle de 33,9 % pour le Masi, indice de toutes les valeurs
cotées.
Le volume global des transactions s’est établi à  350 milliards de DH, en hausse
de 110% par rapport à  2006.
La capitalisation boursière s’est appréciée de 170 milliards de DH pour atteindre
plus de 586 milliards.

La Bourse de Casablanca poursuit sa croissance, entamée depuis plus de cinq ans. Elle a en effet clôturé l’année 2007 sur une note positive. Le Masi, indice de toutes les valeurs de la cote, a progressé de 33,9% depuis début janvier, et le Madex, indice des valeurs les plus liquides, s’est hissé de 35,1%. Les professionnels du marché affirment qu’il s’agit d’une performance remarquable étant donné la croissance hors pair réalisée en 2006 (+71%). Ils estiment également que l’année a été riche sur tous les plans. Volumes, capitalisation boursière, introductions en Bourse, performance des secteurs et des valeurs…, voici les éléments à  retenir sur la Bourse de Casablanca pour l’année 2007.

Le volume des transactions a été multiplié par deux
Les échanges sur la Bourse de Casablanca ont explosé en 2007. Le volume global s’est établi à  348,9 milliards de DH contre 166,4 milliards en 2006, soit une progression de 110%. Il a été réalisé principalement sur le marché central.
Trois facteurs majeurs expliquent cette hausse. Le premier est le regain d’intérêt des particuliers pour la place casablancaise. En effet, les personnes physiques ont été très dynamiques en Bourse au cours de 2007. La progression du marché au cours de ces dernières années et la succession des introductions en Bourse les ont poussées à  investir massivement dans les actions. Les analystes financiers affirment que plus de 40% de la capitalisation boursière est désormais détenue par des particuliers. Ces derniers, étant donné qu’ils ne sont pas mus par une logique de placement à  long terme, ont animé significativement les séances de la Bourse.
Le deuxième facteur concerne, lui, les investisseurs institutionnels. Les banques, les compagnies d’assurance, les caisses de retraite et les OPCVM ont fortement contribué au dynamisme de la Bourse. Ils se sont rabattus sur les actions suite à  la forte correction qu’a connue le marché obligataire en 2007. Les bons résultats des sociétés cotées et la perspective d’une croissance importante durant les prochaines années les ont également encouragés à  investir dans le marché boursier.
Quant au troisième facteur, il est d’ordre technique. A chaque fin d’année, les investisseurs procèdent à  des opérations d’aller-retour sur le marché de bloc pour comptabiliser leurs plus ou moins-values. En 2007, ce mouvement a été plus important, et pour cause. Le relèvement de l’impôt sur les revenus mobiliers de 10 à  15% et la suppression de l’abattement accordé aux compagnies d’assurance ont poussé les investisseurs à  revaloriser l’ensemble des titres en leur possession avant le 1er janvier 2008, date d’entrée en vigueur des nouvelles dispositions.

La capitalisation boursière a augmenté de plus de 40%
La valeur des sociétés cotées s’est nettement appréciée durant l’année écoulée. La capitalisation boursière est passée de 417 milliards de DH au 31 décembre 2006 à  plus de 586 milliards à  fin 2007, soit une progression de 40,6%. L’additionnel de 170 milliards de DH s’explique par l’importante évolution des cours des sociétés cotées, principalement les grosses capitalisations, et par les opérations d’introduction en Bourse opérées durant l’année. Notons que la capitalisation avait franchi la barre des 600 milliards de DH à  la fin du mois d’octobre, avant de baisser suite à  la correction qu’a connue le marché.

Dix introductions en Bourse opérées en 2007
Le bilan des introductions en Bourse de l’année 2007 est satisfaisant. Dix opérations ont été effectuées, soit le même nombre que celui réalisé en 2006, ce qui est conforme aux objectifs de la société gestionnaire de la Bourse de Casablanca. Les opérations qui ont suscité l’intérêt du grand public sont celles de la CGI (3,5 milliards de DH), Atlanta (1,2 milliard de DH), Snep (1,05 milliard de DH) et Salafin (300 MDH).
Notons que la majorité des introductions en Bourse ont porté sur des cessions d’actions anciennes. En effet, sur les dix opérations de l’année, seulement trois ont été effectuées par augmentation de capital. Elles ont concerné Matel PC Market, Timar et Stokvis.

19 secteurs sur 21 ont évolué positivement
En ce qui concerne le comportement des différents compartiments de la cote, 19 secteurs sur 21 ont évolué positivement. A leur tête se trouve celui des assurances dont la progression annuelle s’est établie à  94,6%. Il a été porté par la bonne performance de Wafa Assurance, l’importante progression du cours d’Atlanta après sa première cotation et l’engouement sur les titres de la Marocaine Vie après l’annonce de la prise de participation de la BCP dans son capital. Les assurances sont suivies par le secteur de l’équipement électronique et électrique qui a évolué de 78% suite au bon comportement de la valeur Nexans. A la troisième place figurent les distributeurs (Auto Hall, Stokvis, Fenié Brossette…) dont la croissance annuelle est de près de 60%. Ils sont talonnés par les banques (+53%), le secteur de l’immobilier (+44%) et celui du bâtiment et matériaux de construction (+53%). Les deux secteurs qui ont baissé par rapport à  2006 sont ceux des services aux collectivités (-20,5% suite à  la contre-performance de Lydec) et de la chimie (-6,3% suite à  la baisse de Colorado et de Fertima).

47 titres affichent
des taux de progression à  deux chiffres
Par valeurs, plus de 80% des titres de la cote ont évolué positivement. Seules 13 actions sur les 73 ont enregistré des variations négatives. Il s’agit notamment de Fenié Brossette (-39,5%), Involys (-32,9%), Lydec
(-20,5%), SMI (-18%) et Promopharm (-11,5%).
Pour les hausses, sept valeurs affichent des taux de progression annuelle à  trois chiffres et 47 à  deux chiffres. En tête de liste figure Taslif dont le cours est passé de 270 DH le 1er janvier à  860 DH à  fin décembre, soit une hausse de 218%. Taslif est suivie par Acred et la CGI dont l’évolution annuelle s’est établie à  plus de 150%. Zellidja, BMCE Bank et LGMC occupent respectivement la quatrième et la cinquième place avec des taux de progression de 128% et 125%.