OPCVM : la quasi-totalité des actifs nets détenue par des investisseurs locaux

A fin mai, l’actif net des OPCVM?a atteint 179,3 milliards de DH, soit +11,4% de croissance depuis le début de l’année.
99,44% de ces actifs détenus par des investisseurs locaux dont les plus importants sont les banques, compagnies d’assurance et organismes de prévoyance sociale n Toujours très peu de particuliers.


A fin mai 2009, l’actif net global des OPCVM s’élève à 179,3 milliards de DH, enregistrant ainsi une croissance de 11,4% par rapport au début de l’année. Mais quelle a été la contribution de chaque catégorie d’investisseurs dans cette performance globale ? Entre particuliers, investisseurs institutionnels et porteurs non-résidents, qui a eu tendance à se désengager de la gestion collective sur les 5 premiers mois de l’année et qui y a renforcé ses positions ?
Signalons tout d’abord que sur la période considérée, les 17,9 milliards de DH qui sont venus renchérir l’actif net global des OPCVM proviennent pour plus de 70% d’un élargissement de la base des souscripteurs, le reste étant l’effet de gains de performance. Ce déséquilibre entre effet souscription et performance se comprend étant donné la petite santé qui a caractérisé les marchés des actions et celui des taux sur la période.  
Dans ce contexte, les porteurs résidents (incluant les personnes physiques, les entreprises financières et celles non financières) ont vu l’actif net qu’ils détiennent augmenter à fin mai de 11,5%, à  178,3 milliards de DH. A l’inverse, l’actif net des porteurs non résidents (comprenant les MRE, les autres personnes physiques et les personnes morales non résidentes) a baissé de 2,5% sur la période. Notons néanmoins, pour relativiser cette baisse, que le poids des porteurs non résidents dans l’actif net global des OPCVM demeure minoritaire puisque ces investisseurs ne pèsent que pour 0,55% du total à fin mai.

Les institutionnels plus portés sur le monétaire et les obligations court terme
Plus en détail et dans la catégorie des résidents, il est à relever que les particuliers ont vu leur actif net, tous fonds confondus, baisser de 9,6%, à 14,6 milliards de DH sur les 5 premiers mois de l’année. Leur comportement d’investissement sur la période a donc été marqué globalement par un désengagement des OPCVM diversifié et obligations moyen et long terme (OMLT) puisque ces mêmes fonds ont vu la part d’actif net qui revient aux particuliers chuter dans l’ordre de 9,4% et 25,4%.
A l’inverse, les OPCVM monétaires et actions  ont eu les faveurs des particuliers puisque l’actif net qu’ils détiennent dans ce type de fonds a augmenté de respectivement 0,5% et 5,8% sur la période. Tout cela étant, les particuliers continuent de peser peu dans l’actif net global des OPCVM, leur part ne s’élevant qu’à 8,17% à fin mai.
Pour ce qui est des entreprises financières, elles se sont démarquées par l’augmentation de la part d’actif leur revenant sur l’ensemble des catégories d’OPCVM. Leur actif net passe, en effet, à 131,1 milliards de DH, enregistrant une hausse de 10,5%. Cela dit, en s’intéressant aux sous-catégories d’entreprises financières, il ressort que certains types d’investisseurs ont eu tendance à se désengager de la gestion collective. Tel est notamment le cas des sociétés de financement qui ont vu leur part dans l’actif net baisser de 39%. Même constat pour les sociétés de portefeuille et les autres institutions financières qui voient leur actif net régresser de 54,4 et 5,8%. Les banques, les compagnies d’assurance, les organismes de prévoyance et de retraite, qui continuent de peser le plus parmi les entreprises financières avec 65% de l’actif global, ont quant à eux bien maintenu leurs positions dans la gestion collective, marquant sans exception des élargissements de parts.
Notons néanmoins qu’il ressort globalement de leur politique d’investissement un désengagement des fonds actions en faveur des OPCVM monétaires et obligations court terme.
Côté porteurs non résidents, il est à relever que les MRE marquent à fin mai leur retour sur le marché de la gestion collective (faisant croître de 1,8% leur actif net sur la période). En effet, et jusqu’à avril, ils avaient plutôt tendance à s’en désengager.