Maroc Telecom Un résultat net part du groupe en baisse de 10% au premier semestre

Le temps de la croissance et de la bonification des marges est révolu pour l’opérateur historique Maroc Telecom. La recrudescence de la concurrence sur le marché marocain est en effet telle que même l’accroissement du parc clients et le développement des filiales africaines n’arrivent pas à compenser.

Au terme du premier semestre 2011, les bénéfices de la plus grosse capitalisation boursière de la cote affichent même une baisse à deux chiffres. Le résultat net part du groupe a de fait reculé de 10,3%, à 3,98 milliards de DH. Une première pour la filiale marocaine de Vivendi, qui s’explique, au niveau de la première ligne du compte de résultats, par un chiffre d’affaires semestriel en retrait de 0,8% par rapport à la même période en 2010, à 15,3 milliards de DH. L’activité au Maroc a même reculé de 1,7%, dans un contexte marqué par une baisse de 24% des prix dans le mobile. Cette contre-performance a été partiellement compensée par l’acroissement de 4,8% du chiffre d’affaires des filiales africaines,  avec Sotelma qui a hissé son volume d’activité de 40%.

Cela n’empêche, et malgré un parc clients qui s’est hissé de 16,5% (+6,4% au Maroc et +49% en Afrique), le résultat opérationnel de l’opérateur s’est inscrit en baisse de 8,3%, à 6,1 milliards de DH, du fait de la dégradation des marges, mais aussi de la poursuite d’investissements importants dans les réseaux et systèmes. La marge opérationnelle a ainsi perdu plus de 3 points pour s’établir légèrement en-dessous du seuil de 40%. Ce qui, in fine, conduit à la baisse de 10% du bénéfice net part du groupe, qui ressort à 3,98 milliards de DH.

Même les indicateurs bilantiels de Maroc Telecom se sont dégradés au cours du premier semestre 2011. Les fonds propres consolidés du groupe ont en effet reculé de 30%, à 18 milliards de DH, et la dette net consolidée a augmenté de 27%, à 11,3 milliards de DH, sous l’effet du versement de 9,3 milliards de DH aux actionnaires au titre du dividende 2010, et d’un investissement dans les réseaux de plus de 2 milliards de DH. Par ailleurs, les flux nets de trésorerie, provenant des activités ordinaires, se sont établis à fin juin à 5,5 milliards de DH, en baisse de 25% par rapport à la même période en 2010.
Compte tenu de ces réalisations, le management de Maroc Telecom a revu ses perspectives pour l’ensemble de l’année 2011. Alors qu’il prévoyait une stabilité de son chiffre d’affaires et de sa marge opérationnelle, il s’attend désormais à une légère baisse de l’activité et une marge comparable à celle du premier semestre.
En Bourse, le titre IAM a perdu près de 2% le 26 juillet, jour de publication de ses résultats semestriels. Depuis le début de l’année, sa baisse atteint 7,5%.