Les particuliers sont toujours écartés des émissions privées

les émetteurs privés se bousculent au portillon du marché de la dette privée pour placer leurs emprunts obligataires, afin de profiter des conditions de financement que permet le marché.

Chaque fois que les taux d’intérêt atteignent des niveaux aussi bas que ceux observés aujourd’hui, les émetteurs privés se bousculent au portillon du marché de la dette privée pour placer leurs emprunts obligataires, afin de profiter des conditions de financement que permet le marché. Ainsi, au cours du premier trimestre de l’année, les émissions privées se sont multipliées : 500 millions de dirhams en billets de trésorerie (ONA vient d’émettre 1 milliard de dirhams), près de 300 millions de dirhams en bons de sociétés de financement et plus de 2,9 milliards de dirhams en emprunts obligataires.
Les particuliers se trouvent, de facto, écartés de ce genre d’émissions qui s’adressent exclusivement aux institutionnels. D’ailleurs, les caractéristiques des titres émis ne correspondent généralement pas aux besoins du simple épargnant. Pourtant, ces titres privés offrent parfois des opportunités de placement intéressantes avec des primes de risque importantes. L’épargnant ne peut profiter de cette recrudescence des émissions privées qu’à travers les OPCVM obligataires, qui soumissionnent généralement pour des sommes importantes