Les particuliers ne détiennent que 9% de l’actif net des OPCVM

Les investisseurs institutionnels possèdent 70% des actifs sous gestion n Les entreprises non financières pèsent pour 21% dans l’actif global. Le poids des MRE et des étrangers reste inférieur à  1%.

Le Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM) vient de rendre publiques les données du mois de janvier 2011 relatives à la répartition par agent économique de l’actif net géré les Organismes de placement collectif en valeur mobilière (OPCVM). Il en ressort que la structure des porteurs de parts n’a pas connu de grands changements par rapport aux trois dernières années. En effet, la part des particuliers résidents au Maroc dans l’actif global des OPCVM, toutes catégories de fonds confondues, est toujours inférieure à 9%, avec un actif détenu de 18,9 milliards sur les 222,8 milliards de DH arrêtés à fin janvier 2011. En France, par exemple, le poids des ménages est de près de 25%. Ils représentent ainsi la deuxième plus grande catégorie d’investisseurs derrières les compagnies d’assurance.
Au Maroc, ce sont donc toujours les entreprises financières, autrement dit les investisseurs institutionnels, qui détiennent le plus gros des OPCVM, avec un actif net de plus de 156 milliards de DH, soit 70% du total. Les compagnies d’assurance et les organismes de prévoyance et de retraite sont les principaux acteurs de cette catégorie d’investisseurs. Ils détiennent respectivement 25,4% et 23,7%, soit, ensemble, près de la moitié de l’actif global. Ils sont suivis par les banques qui détiennent 13,4% des fonds sous gestion, et loins derrière, par les OPCVM eux-mêmes, (2,6%) vu que ces organismes peuvent investir une partie de leurs fonds dans d’autres OPCVM, ainsi que par d’autres institutions financières.
Les entreprises non financières occupent pour leur part la seconde place avec un actif en possession de 46,7 milliards de DH, soit 21% de l’actif global. Quant aux non résidents, leur poids reste très faible avec un actif de 1,1 milliard de DH (0,49% du total). Et ce sont surtout les marocains résidents à l’étranger qui sont les plus dynamiques sur le marché des OPCVM, avec un actif détenu de 879 MDH.

80% de l’actif des fonds actions et obligations LT sont détenus par les institutionnels

Notons que le poids de chaque type d’investisseurs varie en fonction de la catégorie d’OPCVM. Au niveau des fonds actions et diversifiés, dont l’actif net est respectivement de 26,6 et 10,1 milliards de DH à fin janvier, les particuliers pèsent pour plus de 11%, alors que les entreprises non financières ne possèdent qu’un peu plus de 5% de l’actif de ces deux catégories de fonds. Les investisseurs institutionnels restent les plus gros détenteurs de parts, avec plus de 80%.
Au sein des OPCVM monétaires (55,4 milliards de DH), la structure est complètement différente. Les entreprises non financières ont un poids aussi important que les institutionnels, avec des parts respectives de 43,8% et 47,7%. Dans cette catégorie de fonds, les particuliers détiennent 8% de l’actif. Alors que dans les OPCVM obligations court terme (11 milliards de DH), les personnes physiques pèsent pour près de 24%. Elles viennent derrière les institutionnels (30,85%) et les entreprises non financières (43,9%).
Les particuliers sont également portés sur les OPCVM contractuels, autrement dit les fonds qui garantissent le capital investi et un certain niveau de rendement. L’actif de cette catégorie totalisait 2,4 milliards de DH à fin janvier, dont 15% sont détenus par des personnes physiques, 17,7% par les entreprises financières et 67% par les entreprises non financières.
Enfin, dans la catégorie OPCVM obligations moyen et long terme, qui représente plus de la moitié de l’actif global du marché (117,2 milliards de DH), ce sont évidemment les institutionnels, obligés d’investir une grande partie de leurs réserves dans les bons du Trésor, qui détiennent le plus gros de l’actif avec une part de plus de 80%. Ils sont suivis par les entreprises non financières (11,9%) et les particuliers dont le poids et de 6,3%.