Les fintechs se développent à petits pas au Maroc

Selon PwC, le rythme de mise en œuvre des initiatives annoncées est lent. Les institutions financières marocaines s’intéressent de plus en plus au développement des Fintech. Plusieurs avancées réglementaires dans le domaine.

Les fintechs au Maroc se développent progressivement. C’est le constat fait par PwC, en partenariat avec CFC, dans son dernier rapport intitulé «Digitalizing Africa : the rise of Fintech Companies». En effet, les institutions financières marocaines s’intéressent de plus en plus au développement des Fintech, comme l’atteste l’organisation de divers événements et initiatives tels que la BCP Fintech Challenge, le Smart Up Hackathon d’AWB et le partenariat de la Société Générale avec la CEED.

D’où la nécessité de créer une infrastructure, dont l’élément clé tourne autour de la facilitation du développement de solutions de paiement mobile. Déjà, en 2018, les exigences de la technologie d’interopérabilité entre les banques et les établissements de paiement ont été lancées. Tous les éléments de base semblent être disponibles pour le développement d’un véritable Fintech au Maroc. Toutefois, le rythme de mise en œuvre des initiatives annoncées est qualifié de lent. Il devra s’accélérer si le pays veut jouer un rôle clé dans le secteur des Fintechs sur le continent.

Sur le plan réglementaire, l’adoption par Bank Al-Maghrib de la loi 103-12 présente une avancée notable. Elle permet aux prestataires de services non bancaires, notamment les opérateurs télécoms, d’offrir des solutions de paiement mettant fin au monopole des banques, pour promouvoir l’inclusion financière. Cela, sachant que le Maroc est l’un des seuls pays du continent à déployer de nombreux efforts pour faire adopter une loi facilitant l’activité de financement participatif, communément appelé crowdfunding.

De son côté, le gouvernement a déployé bien des efforts en vue de faciliter l’accès des start-up marocaines au financement. Ainsi, la Banque mondiale a mis à la disposition de la CCG un montant de 50 millions de dollars, en vue de la création du fonds Innov-invest dont l’objectif est de soutenir le lancement de start-up innovantes.

En outre, il existe différents types de fonds d’investissement, dédiés aux start-up, telles que MITC Capital. En revanche, un nombre limité de sociétés de capital-investissement se concentre sur le soutien financier des start-up au Maroc, compte tenu de la petite taille du marché. Cela n’exclut pas que certaines qui, habituellement interviennent au profit de grands acteurs, revoient leur politique de financement en se réorientant vers les petites start-up. C’est le cas d’AfricInvest qui a investi dans Buzzkito. Même en termes de financement des entreprises, certaines banques marocaines se montrent intéressées par l’achat/ collaboration avec les Fintech n
I.B.