Le holding devrait accroître son bénéfice de 240% en 2009, selon BMCE Capital Bourse

Un supplément de bénéfices de près de 155 MDH. C’est ce que devrait tirer, dès l’exercice 2009, le holding coté SNI de sa seule montée dans le capital d’Attijariwafa bank, selon les estimations de BMCE Capital Bourse (BKB). Ce coup de pouce serait donné à des agrégats qui se portent déjà très bien. En effet, le holding de tête du groupe Ona devrait dégager un résultat net part du Groupe (RNpg) en expansion de 239,7%, à 1 739,6 MDH, au titre de l’exercice 2009, selon les prévisions de BKB, en tenant compte d’un chiffre d’affaires consolidé de 3 554,9 MDH.

C’est que SNI aura profité en 2009 de l’impact combiné de la réduction des pertes accusées par Wana, mais aussi de l’importante plus-value non cash liée à la dilution de sa participation dans la filiale télécoms et, enfin, comme cité précédemment, de la montée dans le capital d’Attijariwafa bank.

Ce qui explique d’ailleurs la recommandation formulée par BKB de conserver la valeur. La société de Bourse fixait en novembre dernier au titre un cours cible de 1 641,70 DH. Ce qui s’est avéré sensé par la suite puisque la valeur approche actuellement les 1 740 DH. Normal, quand on sait qu’elle accumule une croissance de plus de 7% en remontant tout juste au 17 décembre 2009.

Les chantiers stratégiques demeurent néanmoins en nombre pour le holding. Il s’agit, selon la société de Bourse, d’assurer la croissance organique d’Ona tout en l’accompagnant dans le développement de ses relais de croissance. Plus spécifiquement, SNI devrait placer comme priorité l’accélération de sa politique de restructuration du groupe Ona, particulièrement des filiales télécoms, minières et immobilières pour rétablir les niveaux de marges et de rentabilité. Le holding devrait également optimiser et concrétiser les projets de Somed afin de donner une cohérence à cette prise de participation. Par ailleurs, le groupe a pour objectif de conforter le leadership commercial de certaines filiales, notamment Lafarge et Sonasid, dont la compétitivité et les capacités de production doivent être renforcées.

Enfin, BKB note qu’il reste nécessaire pour la SNI d’explorer de nouvelles opportunités d’investissements dans un contexte de baisse des valorisations. Ses analystes expliquent que le holding accuse toujours quelques faiblesses, notamment au niveau de sa stratégie dont l’élaboration demeure dépendante du positionnement du groupe Ona. Il y a aussi les pertes de Wana qui, bien qu’elles soient en phase de résorbtion, demeurent importantes. Tout cela sachant que des menaces pèsent sur l’activté du groupe, à savoir l’entrée en vigueur de l’accord quadripartite et le démantèlement des droits de douane avec la Turquie.  Tout autant que le risque de tassement de l’activité en 2009 déjà perceptible à l’annonce des résultats semestriels de Somed, Sonasid et Lafarge.