Le CIH a affiché des résultats 2013 en progression dans un contexte difficile

Le produit net bancaire s’est élevé à  1.7 milliard de DH, en hausse de 11.5%. Le résultat net part du groupe est en hausse de 5.6% à  514 MDH. Le redressement fiscal de Sofac, filiale spécialisée dans le crédit à  la consommation, a légèrement pesé sur ce bénéfice.

Le CIH a affiché à fin 2013 des résultats en progression malgré le contexte sectoriel difficile, marqué par la montée du coût du risque. Tout d’abord, l’activité commerciale s’est soldée par une performance appréciable liée au dynamisme de la banque avec l’ouverture de 7 nouvelles agences CIH et une agence Sofac. Ensuite, l’encours des dépôts collectés s’est amélioré de 8,7% par rapport à 2012, à 22,2 milliards de DH, au moment où le secteur n’a enregistré qu’une hausse de 3,2%. Cette performance est le fait de la progression des dépôts à vue de 9,1%, à 16,70 milliards de DH et des dépôts à terme de 7,7%, à 5,5 milliards de DH. Ainsi, la part de marché de la banque a gagné 20 points de base, pour se situer à 3,04%.

Parallèlement, l’encours des crédits octroyés a affiché une légère croissance d’à peine 0,9% pour s’établir à 31,80 milliards de DH contre une progression moyenne de 1,2% pour le secteur. Par segment, les crédits à la consommation se sont appréciés de 21%, à près de 33 milliards de DH grâce au dynamisme de Sofac Crédit. En revanche, les prêts destinés à l’immobilier, dont la part s’élève à 76%, ont évolué seulement de 1,7% pour atteindre 24 milliards de DH. Les crédits équipements eux, ont augmenté de 6%, à 155450 DH, avec l’entrée de 77000 nouvelles relations, soit une hausse de 7%.

Le dividende fixé à 15 DH par action contre 14 DH un an auparavant

Du coup, le CIH a réalisé un produit net bancaire de 1,7 milliard de DH, en hausse de 11,5% par rapport à 2012, grâce surtout à l’amélioration de la marge d’intérêt. Représentant 81,7% du PNB, elle s’est hissée à 1,4 milliard de DH avec une croissance de 5,6%. Par ailleurs, en dépit d’une croissance des charges générales d’exploitation de 4,7% à 870 MDH, le résultat brut d’exploitation ne s’est pas trouvé affecté. Il s’est au contraire accru de 20,8%, totalisant ainsi 754 MDH. Ainsi, le coefficient d’exploitation a atteint 56,4%, en recul de 3,4 points.

Pour sa part, le coût du risque a enregistré une nette amélioration, passant de 126 MDH à près de 30 MDH, soit une baisse de 76%, et ce, en raison du dénouement du contrôle fiscal de Sofac qui a subi un redressement global de 75 MDH couverts par une provision de 47 MDH. En définitive, le résultat d’exploitation s’est envolé de 45,7% à 725 MDH.

Au final, la banque a réussi à hisser son résultat net part du groupe à 514,70 MDH, en croissance de 5,6%. Ce bénéfice aurait pu être plus consistant si la société de financement, filiale de la banque, n’avait pas contribué négativement. En effet, hors l’impact du dénouement du contrôle fiscal, la contribution de Sofac aurait été de 12 MDH au lieu de -4 MDH. Par conséquent, la marge bénéficiaire de la banque a accusé une perte de 1,7 point pour s’établir à 31,4%. Quoi qu’il en soit, la banque devrait accorder une rétribution à ses actionnaires d’un montant de 15 DH par action contre 14 DH un an auparavant, ce qui correspond à un dividend yield de 5,2% par rapport au cours du 4 mars de 284,95 DH.