La volatilité a augmenté sensiblement à  la Bourse de Casa

Le retrait des étrangers et les comportements spéculatifs des locaux ont augmenté l’amplitude des variations. Pas de visibilité sur l’évolution du marché à  court terme.

La Bourse de Casablanca est devenue très volatile. Le trend haussier que prévoyaient les analystes et traders pour le premier trimestre 2011 a rapidement cédé la place à une évolution en dents de scie, avec des variations à très forte amplitude. Le Masi, indice de toutes les valeurs cotées, n’arrête pas d’enchaîner les hausses et les baisses de plus de 1% par séance. Il a fini par ramener sa performance depuis le début de l’année à près de 1% le 15 février, et ce, après avoir atteint une hausse de près de 6% vers la mi-janvier.
De fait, le comportement des investisseurs toutes catégories confondues est devenu instable et imprévisible. En début d’année, les professionnels expliquaient la hausse du marché par un regain de confiance généralisé et par des perspectives économiques prometteuses. Ils attribuaient également les corrections qui avaient lieu à des mouvements de prise de bénéfices. Ce raisonnement semble ne plus être d’actualité. Vers la fin du mois de janvier, le marché a chuté fortement, perdant plus de 4% en deux séances de cotation seulement. A l’origine de cette baisse, les investisseurs étrangers qui se sont retirés de la région d’Afrique du Nord dans sa globalité à la suite des soulèvements populaires survenus en Tunisie et en Egypte.
Depuis ce retrait, le marché est devenu fébrile. Les institutionnels marocains, qui s’étaient positionnés à l’achat au moment de la sortie des étrangers, ont commencé à vendre début février après une légère reprise des cours. Cette opération a été réitérée durant la semaine du 7 au 11 février, le Masi ayant pris plus de 3% avant de perdre 2% deux séances plus tard. Bien entendu, les institutionnels n’étaient pas les seuls à agir de cette manière. Certains particuliers profitaient de ces mouvements du marché pour réaliser quelques opérations de spéculation.
Dans ce contexte, et vu que les institutionnels censés investir à moyen et long terme  interviennent actuellement dans une logique courtermiste, il est difficile de prévoir l’évolution du marché sur les prochaines semaines. L’on s’attend en tout cas au maintien d’une volatilité importante des cours, au moins jusqu’à la publication des résultats des sociétés cotées durant le mois de mars.