La valeur signe la 2e meilleure performance de la cote du 2e semestre 2009

Parmi les valeurs qui s’en sont tirées à bon compte durant le 2e semestre boursier de 2009, l’action Ciments du Maroc (Cimar) figure en très bonne place. La valeur affiche en effet une hausse de 41,43%, passant de 1 325 à 1 874 DH sur la période. Seule Brasseries Du Maroc réussit à faire mieux. Seulement, cette dernière valeur a été portée exclusivement par des bruits de marché favorables, au moment où la hausse de Cimar s’explique par les bons fondamentaux de la valeur.

Précisons toutefois que pour très bonne qu’elle soit, la hausse de Cimar durant la seconde moitié de 2009 ne fait que rattraper la baisse toute aussi importante qu’elle a subi au 1er semestre, baisse qui fait d’ailleurs ressortir pour la valeur une contre-performance pour toute l’année 2009 de 6,3%.

Mais cela n’amoindrit pas la bonne tenue du titre ces derniers mois. Et comme précisé précédemment, ce sont bien les bons fondamentaux de Cimar qui justifient la bonne orientation de son cours. La recommandation de BMCE Capital Bourse d’acheter la valeur au lendemain de la parution de ses résultats semestriels 2009 le prouve bien. La société de Bourse fixait au titre un cours objectif de 1 782 DH, ce qui s’est réalisé au-delà des attentes puisque le prix de l’action a pointé jusqu’à 1 900 DH.

Et pour cause, au titre du 1er semestre 2009, le chiffre d’affaires consolidé de la société s’est hissé de 5%, à 1 859,9 MDH, pour un résultat net part du Groupe (RNpg) de 532,1 MDH, en hausse de 47,6%. Mais en dépit de ces bonnes réalisations, Cimar s’inscrit en décalage avec l’évolution du marché cimentier national. D’où l’effort de rattrapage manifesté à travers la réalisation de sa nouvelle unité d’Aït Baha d’une capacité de 2 millions de tonnes et le lancement d’études pour la construction d’une nouvelle unité de production dans la périphérie de Marrakech. Eu égard à ces nouvelles capacités, et tenant compte du tassement prévu de la demande combiné à la recrudescence de la concurrence avec l’installation en cours de la cimenterie du Groupe Sefrioui à Béni-Mellal, Ciments du Maroc pourrait avoir du mal à rentabiliser rapidement ses nouvelles installations. Il n’en demeure pas moins que pour les années 2009 et 2010, la société annonce des recettes respectivement de 3 598,4 MDH  et de 3 659,6 MDH. De son côté, le RNpg s’établirait à 588,8 MDH et à 592,9 MDH.

De leur côté, les analystes de BMCE tablent pour la société sur un chiffre d’affaires consolidé en progression de 3,2%, à 3 621,7 MDH, en 2009, et de 2,5% à 3 712,2 MDH, en 2010. Ce qui correspondrait à des RNpg respectivement de 869,5 MDH et de 896,8 MDH.
Reste au marché à intégrer ces éléments. Pour l’heure, Cimar débute cette année 2010 laborieusement. Elle a perdu près de 6% de sa valeur sur la seule 1ère séance de 2010, ce qui l’a ramené autour des 1 760 DH.