La valeur reste l’une des plus rémunératrices sur le marché

Si une recommandation d’investissement était attendue depuis la clôture des publications semestrielles, c’est bien celle concernant Maroc Telecom. Voilà des mois que le titre divise les analystes quant à son intérêt.
Attijari Intermédiation et BMCE Capital Bourse se sont prononcés. Maroc Telecom est à «acheter», selon le premier et à «accumuler», pour le second. C’est que le titre de l’opérateur offre encore des possibilités de plus-values intéressantes, du moins selon les cours objectifs fixés par l’une et l’autre sociétés de Bourse.
Attijari Intermédiation détermine un cours cible de 152 DH, ce qui, au vu du cours de la valeur de 143,85 DH observé le 2 novembre, fait ressortir une décote de 5,7%. Encore plus optimiste, BMCE Capital Bourse évalue le titre à 159 DH, ce qui laisse une marge de progression de 10,5%, selon la même référence.
Comme pour conforter ces espoirs, le titre Maroc Telecom s’affiche en hausse depuis un mois. En remontant au 1er octobre, l’action a accumulé une hausse de 2,75% pour s’établir à la clôture de la séance du 2 novembre au cours de 143,85 DH.
Mais plus qu’une tendance favorable de court terme, les analystes pro-Maroc Telecom justifient leurs recommandations par les bons arguments fondamentaux de l’opérateur.
Ainsi, selon Attijari Intermédiation, «le titre offre  des multiples particulièrement intéressants (voir tableau) qui en font l’une des meilleures opportunités d’investissement de la place».
Spécifiquement, Maroc Telecom offre un rendement de dividendes de 7,9%, soit environ le double du rendement du Masi qui s’élève à 4,2% et plus que le rendement moyen des sociétés comparables à Maroc Telecom, qui s’affiche à 6,3%. Pour conforter cet atout, les analystes notent que  le management de Maroc Telecom dispose d’une politique claire et stable en termes de distribution de dividendes qui consiste à adopter un pay-out de 100%. Ce taux devrait d’ailleurs être maintenu grâce à la capacité de l’opérateur de générer du cash.      
En outre, Attijari Intermédiation assure que le management de Maroc Telecom juge que le cash généré par l’activité ainsi que la marge de manœuvre financière dont dispose le groupe devraient lui permettre de financer ses acquisitions en Afrique et ses investissements en interne, nécessaires pour son développement. Ainsi, le financement des investissements futurs ne devrait pas se faire au détriment de ses dividendes.  
Dans le même ordre d’idées, les analystes notent qu’après l’acquisition de l’opérateur malien Sotelma, Maroc Telecom se fixe pour objectif d’atteindre à moyen terme un ratio de dette nette/ EBIDTA de 100%, afin de poursuivre sa stratégie d’acquisition en Afrique de manière plus efficace.