La CIMR se porte toujours bien

Le nombre des entreprises adhérentes a augmenté de 11% et celui des cotisants de 2% à  fin 2013. La stratégie de placement de la caisse est toujours payante. La réserve de prévoyance représente 8,6 années de prestations ininterrompues.

La CIMR confirme encore une fois la solidité de son régime. La caisse, qui vient de rendre publics ses indicateurs d’activité à fin 2013, a recruté 824 nouvelles entreprises, soit 6% de plus qu’en 2012, hissant ainsi le nombre total des entreprises adhérentes de 11%, à 5 965. Le nombre des entreprises radiées, lui, a baissé de 54% pour atteindre 244 entreprises. «L’année 2012 a été particulière pour la caisse dans la mesure où une opération de nettoyage profonde avait visé les entreprises qui ne respectent pas les règles d’adhésion à l’établissement», explique Khalid Cheddadi, directeur général de la CIMR. D’où le nombre élevé des radiations effectuées cette année-là : 532 entreprises.

Ainsi, la caisse a accueilli 35 080 nouveaux affiliés, un chiffre en recul de 16,3% par rapport à 2012. Nettes de sorties, ces affiliations ont laissé 6 376 cotisants supplémentaires, alors qu’une année auparavant ils s’élevaient à
14 250 cotisants, soit une baisse de 55,2%. En fait, les sorties en liquidation et des ayants droit ont plombé le solde net. En cause, les différents plans sociaux lancés par les entreprises l’année dernière. Quoi qu’il en soit, le nombre total des actifs cotisants a augmenté de 2% pour s’établir à 304 193. Notons que cette progression dépasse l’hypothèse retenue pour l’élaboration du bilan actuarial qui fixe l’évolution minimale annuelle des actifs à 0,5% pour assurer le maintien de l’équilibre du régime.
Pour leur part, les contributions globales collectées ont augmenté de 1%, à 5,3 milliards de DH. En face, l’établissement a traité 9 757 dossiers de liquidation, soit 707 de plus que l’année précédente. Ceci correspond à des pensions de retraite servies de 213 MDH, en hausse de 3,5% avec, en moyenne, une allocation au titre de la pension principale de 26 228 DH annuellement. M. Cheddadi justifie le niveau bas de la rente à trois éléments essentiels. D’abord, les retraités préfèrent recevoir leurs droits sous forme de capital. D’ailleurs, cette catégorie représente 84% de l’ensemble des allocataires. Ensuite, la majorité des pensionnés ne cotisent pas suffisamment durant leurs années d’activité avec une durée moyenne de cotisation de 15 années. Enfin, le taux de cotisation, même au niveau haut de la fourchette (10%), demeure faible. En tout cas, ce sont 150 725 allocataires qui bénéficient du versement d’une pension de retraite, en hausse de 5,2% par rapport à 2012. Ils ont perçu au titre de 2013 environ 3,2 milliards de DH. Le départ à la retraite à l’âge légal est toujours prédominant avec une part de 56,8%. Toutefois, cette part est en baisse de 5,3 points au profit du choix de départ par anticipation.
Cette option accapare actuellement 39,7% alors que les personnes qui choisissent de prendre leur retraite au- delà de 60 ans ne représentent que 3,5%. Dans ces conditions, le rapport entre le nombre des actifs et celui des retraités s’est maintenu au même niveau que l’année dernière, à 2,44.
Vu la légère hausse du nombre des cotisants et de leurs contributions, les produits techniques de la compagnie se sont repliés de près de 3% par rapport à 2012 pour s’établir à 6 milliards de DH.

Un nouveau téléservice

Et compte tenu de l’alourdissement des charges techniques de 5,7%, à 4,3 milliards de DH, le taux de couverture technique a perdu 13 points pour se situer à 140%. En revanche, la stratégie de placement de la caisse a été porteuse en 2013. En effet, le résultat financier s’est apprécié de 23,2% pour atteindre 1,9 milliard de DH. Il inclut une hausse de 21,3% des produits de placement, à 2,2 milliards de DH. Les revenus de placement des valeurs mobilières (dividendes, jetons de présence) et le profit réalisé sur les valeurs mobilières (actions et obligations) y sont prépondérants avec une hausse de 11%, à 1,8 milliard de DH. Notons en parallèle que la CIMR dispose d’un portefeuille de titres estimé à 36,6 milliards de DH et d’un stock de plus-values latentes non encore consommé d’environ 50 milliards. La structure du portefeuille de placement est répartie à hauteur de 50% pour les actions, 7 à 8% pour l’immobilier, 2 à 3% pour les infrastructures ou les secteurs divers, le reste étant constitué de bons du Trésor et d’obligations.

En dépit du bon comportement du résultat financier, le résultat d’exploitation est ressorti en baisse de 1,3%, totalisant 3,5 milliards de DH avec un taux de couverture global de 176%, perdant 6 points sur une année. A ce niveau de réalisations, la réserve de prévoyance s’est bonifiée de 12,5% pour s’établir à près de 32 milliards de DH. Ce qui représente 8,6 années de prestations ininterrompues.
En tout cas, la CIMR continue de déployer les efforts nécessaires afin de renforcer l’efficacité de son régime. Elle a ainsi lancé un nouveau téléservice : «Téléadhésion». Il a pour objectif de fluidifier le processus d’adhésion et d’augmenter le nombre d’entreprises adhérentes, de réduire le nombre d’opérations réalisées et de renforcer son système de contrôle. Parallèlement, la caisse a entamé la mise en place d’un système de signature numérique sécurisé et a signé des conventions de partenariat avec Eqdom, Salafin, Taslif, Wafasalaf, Vivalis, Sofac Crédit et Axa Crédit en vue de faciliter les démarches d’accès au crédit pour les allocataires, et ce, via une plateforme d’échange d’informations baptisée «e-crédit».