La CGI se dote d’un business-plan plus ambitieux

De 2007 à  2013, un additionnel de 49% pour le chiffre d’affaires et un résultat net revalorisé de 27%.
3 663 hectares de réserve foncière sécurisée et 2,6 milliards de DH de chiffre d’affaires garanti à  fin octobre 2008.
Le groupe se positionne en tant que promoteur développeur intégré présent sur tous les segments.

Convaincre. Tel est l’objectif que s’est assigné le top management de la CGI à l’occasion de la présentation du nouveau business-plan de la compagnie immobilière filiale de la CDG, en fin de semaine dernière. Convaincre qui ? En priorité les actionnaires en Bourse, qui, bien que s’entendant répéter par les analystes financiers que le titre CGI est surévalué, continuent à en faire une action de fond de portefeuille.
C’est, d’ailleurs, conscient de cet état de fait que le président du directoire, Mohamed Ouanaya, aura fait de la bonne avancée des chantiers de la CGI un message central. Il poussera même le souci de conforter ce qu’il avance jusqu’à présenter une large série de photos prises sur le terrain, affichant les différents projets en chantier ou déjà livrés.
Sur quoi s’engage la CGI dans son nouveau business-plan ? L’entreprise a-t-elle tenu ses promesses depuis son introduction en Bourse ?
Concernant les révisions chiffrées apportées au business-plan, notons d’emblée que, dans cette nouvelle version, les investissements, le chiffre d’affaires et le résultat net auront été substantiellement revus à la hausse en comparaison avec le plan d’affaires établi à l’occasion de l’introduction en Bourse de la CGI, en août 2007. De fait, sur la période courant de 2007 à 2013, le business-plan actualisé dégage des investissements cumulés de 62 milliards de DH, en hausse de 58% par rapport au business- plan initial.
Quant au chiffre d’affaires, sur le même horizon (2007/2013), il est revu à la hausse de 49%, soit un gain de 22 milliards de DH qui établit désormais le cumul de chiffre d’affaires à 66,7 milliards de DH.
Enfin, de 2008 à 2013, le business-plan actualisé dégage un résultat cumulé de 9,8 milliards de DH, soit 27% de plus par rapport aux chiffres annoncés au moment de l’introduction en Bourse. Cette révision profite d’autant plus à l’exercice en cours. L’année 2008 marque, en effet, une avance de 36 MDH par rapport aux annonces du business-plan initial. La distance marquée en terme de résultat net avec l’ancienne mouture du plan d’affaires sera d’autant plus remarquable en 2009 puisqu’elle devrait atteindre 102 MDH. A l’inverse, l’engagement pris sur le résultat net pour 2010 dans le business-plan initial a été revu à la baisse de 182 MDH. Principal mis en cause, le projet Amwaj, qui se situe dans la vallée du Bouregreg, et qui accuse un retard des travaux en raison de la nécessité de stabiliser et de décontaminer le sol au préalable.
Au delà, la CGI met les gaz avec, de 2011 à 2013, un taux de croissance annuel moyen du résultat net part du groupe (RNPG) de 44%. Toutes les révisions à la hausse s’appuient naturellement sur un développement du portefeuille d’investissement de l’entreprise. Celui-ci s’est concrétisé par un accroissement de la réserve foncière de 1 286 ha, atteignant aujourd’hui un total de 3 663 ha d’assiette foncière sécurisée. Donnée d’autant plus rassurante, le chiffre d’affaires sécurisé, à fin octobre 2008, s’élève à 2,6 milliards de DH pour 2 259 unités vendues.

Le périmètre des filiales et participations intègre désormais 10 structures

Outre le portefeuille d’investissements, c’est également le périmètre de la CGI qui a été actualisé. Le groupe intègre désormais plus de 10 structures par le jeu des filiales, participations et joint-ventures. Les plus notables de ces opérations demeurent la récente acquisition de Dyar Al Mansour et la mise en place d’un partenariat stratégique avec le groupe jordanien Mawared.
La première opération permet au groupe CGI de se positionner sur le segment de l’économique et du social, faisant de lui un promoteur développeur intégré, ayant affirmé sa présence dans tous les segments, y compris le tertiaire et le haut standing. Quant à la seconde opération, elle est voulue par le top management comme «première étape d’un développement à l’international».
Sur le parcours de la CGI depuis ses premiers pas en Bourse, c’est la confirmation des engagements de l’entreprise sur l’exercice 2007 et l’atterrissage en douceur en 2008 qui ont été rappelés par le management. En droite ligne, le lancement de grands projets structurants promis au lendemain de l’introduction en Bourse a bien été opéré.Sur un autre chantier, c’est la consolidation institutionnelle qui a été menée avec la mise en place d’une nouvelle organisation autour de pôles et d’un nouveau mode de gouvernance.