La BCP améliore ses indicateurs d’activité et de rentabilité au premier semestre

Le groupe a profité de la reprise du crédit pour atténuer la pression sur la marge d’intermédiation. Le résultat net part du groupe progresse de 9,3%, boosté par la baisse du coût du risque et des intérêts minoritaires.

Le Groupe BCP a consolidé ses performances économiques, en affichant au premier semestre une nette appréciation de sa profitabilité. Depuis le début de l’année, le groupe a évolué dans un contexte bancaire marqué notamment par le maintien d’une bonne dynamique de collecte des dépôts et une reprise des crédits bancaires (+6,2% par rapport à fin décembre 2016). Cette période a également été marquée par une orientation à la hausse des taux des bons du Trésor (moyen/long terme) par rapport à fin décembre 2016.

Dans ce contexte, la BCP a atteint un encours de crédits à la clientèle consolidé de 229 milliards de DH, en progression de 6,2% par rapport à juin 2016, drainé à hauteur de 64% par la banque de détail, 23% par la banque de financement et d’investissement (BFI) et 13% par la banque international. A noter que c’est la BFI qui a contribué le plus à l’additionnel des créances sur la clientèle du groupe, à hauteur de 51%. Sur la même tendance, les dépôts de la clientèle ont progressé de 3,5%, à 263 milliards de DH. Une croissance générée à hauteur de 86% par la banque de détail et accompagnée d’une croissance de 3,9 points de la part des ressources non rémunérées à 66%.

Sur le plan opérationnel, le produit net bancaire s’est établi à 8,2 milliards de DH (+1%), porté par une forte dynamique commerciale. Par rubrique, la marge d’intérêt enregistre une baisse de 3%, à 5 milliards de DH, impactée par un recours plus important au marché financier afin de soutenir l’extension de l’activité. La marge sur commissions s’est quant à elle hissée à 1,2 milliard de DH, en hausse de 12%, traduisant une dynamique commerciale soutenue sur l’ensemble des activités du groupe. Aussi, le résultat des activités de marchés a marqué une progression de 6%. De leur côté, les charges générales d’exploitation consolidées s’établissent à 4 milliards (+1%), soit un coefficient d’exploitation stable de 49,3%. Par conséquent, le RBE consolidé ressort en quasi-stagnation à 4,2 milliards de DH (+1%).

Le coût du risque consolidé, lui, baisse de 8,3%, à 1,6 milliard de DH, consécutivement au fort recul des dotations aux provisions nettes des reprises pour créances et engagements par signature en souffrance à 226,2 MDH, atténué vraisemblablement par une hausse du coût du risque net au niveau des filiales africaines.

En outre, au-delà de cet effort de provisionnement, le groupe a constitué une enveloppe additionnelle pour risques généraux de près 900 MDH au premier semestre, portant l’encours de PRG à 3,2 milliards de DH.

Au vu de ces évolutions, le résultat net consolidé ressort en hausse de 3,2%, à 1,8 milliard de DH. Le RNPG s’apprécie, quant à lui, de 9,3%, à 1,5 milliard, compte tenu d’intérêts minoritaires de 239 MDH, en baisse de 24,4% par rapport au 1er semestre 2016.