Jlec : forte progression des bénéfices au premier semestre

La mise sous tension des unités 5&6 a eu un effet favorable sur les revenus. La production globale d’énergie a atteint 5 057 GWh, soit 50% de la consommation nationale. Le bénéfice du groupe s’est élevé à  385 MDH contre 102 MDH une année auparavant.

Jlec affiche au terme du semestre écoulé des réalisations financières appréciables. Le producteur d’électricité a même dépassé les objectifs communiqués lors de son introduction en bourse. En effet, le chiffre d’affaires consolidé s’est amélioré de 34% pour atteindre 3,1 milliards de DH. Il a été boosté notamment par la mise sous tension des unités 5&6 de sa centrale avec un taux de disponibilité de 91,5%. Notons que sur le seul mois d’août, le taux de disponibilité des unités récemment installées a été propulsé à 99%, sachant qu’en moyenne mondiale, il est de 98%, selon le top management. Les unités 1 à 4, elles, ont hissé leur taux de disponibilité de 8,8 points sur une année glissante pour le situer à 90,8%, et ce, en tenant compte des arrêts planifiés de 7 jours, en application du plan de maintenance. Pour rappel, la société avait prévu dans son business plan un taux de disponibilité de 89%. Dans ce contexte, la production nette globale d’énergie a augmenté de 10% pour s’établir à 5 057 GWH, couvrant ainsi 50% des besoins nationaux en électricité. Toutefois, les revenus du groupe, constitués principalement des frais de puissance et d’énergie ont été impactés par la baisse de la 2e composante consécutivement au repli du prix du charbon sur le marché international en 2014 à 88,2 dollars la tonne, alors qu’il pointait à 95,8 dollars la tonne une année auparavant.

Tirant profit de l’intégration de Jlec 5&6, le résultat d’exploitation de la société a presque triplé, passant de 312 MDH à 902 MDH. Il a profité également d’une compensation financière prévue dans le cadre de la construction de ces deux unités, relative au décalage entre la mise en exploitation commerciale prévisionnelle et effective, de l’ordre de 378 MDH. Du coup, la marge opérationnelle a augmenté de 15,4 points pour atteindre 28,7%.

Pour sa part, le résultat financier s’est enfoncé dans le rouge, s’établissant à 190,3 MDH contre un excédent de 160,6 MDH à la même période en 2013. Ce déficit aurait pu être plus important si la société n’avait pas optimisé ses placements d’excédents de trésorerie suite aux deux augmentations de capital effectuées d’un montant global de 1,5 milliard de DH.
Tenant compte de tout cela, le résultat net part du groupe s’est élevé à 385,2 MDH contre 101,6 MDH. In fine, la marge nette a grimpé de 11,5 points pour pointer à 15,8%.

En maintenant le taux de disponibilité de ses installations, la société devrait clôturer l’exercice avec un dépassement sensible de ses prévisions, sachant qu’elle avait anticipé un chiffre d’affaires annuel de 4,9 milliards de DH, soit un taux de réalisation de 63,1% actuellement. Par ailleurs et en termes de perspectives, la société compte se développer à l’international. Elle envisage de profiter du potentiel encore inexploité en Afrique. D’ailleurs, le top management du groupe assure que les négociations avec certains pays vont bon train pour une possible implantation.