Focus de la semaine du 22/02/2010

Le Trésor devrait introduire plusieurs réformes dans le courant de l’année

Après une sortie sur le long terme qui a pris de court le marché (voir notre article p.10), le Trésor  pourrait faire d’autres annonces de taille dans les mois à venir. En effet, l’argentier du Royaume examine actuellement plusieurs pistes de réforme à décliner dans le courant de l’année.
Il s’agit pour l’essentiel d’utiliser les Bons du Trésor (BDT) d’une maturité de 2 ans comme outil de trésorerie. De fait, ils devraient être proposés à chaque adjudication à l’instar des BDT à court terme (13, 26 et 52 semaines).
De même, il est question de créer des lignes benchmark pour les BDT de 5 ans et 10 ans dont les gisements se situeraient entre 7 et 10 milliards de DH. Aussi, 2010 pourrait connaître l’émission d’obligations à taux variables. Enfin, des changements d’appellation sont prévues pour les BDT selon leur maturité. Cette appellation ne serait en fait plus utilisée que pour les bons entre 13 semaines et 2 ans. Les BDT entre 7 et 45 jours deviendraient des bons de trésorerie. Les bons de 5 ans et plus seraient baptisés, eux, Obligations du Trésor à Long terme (OTL).

Huit programmes de rachats sur un total de 15 n’ont pas été activés en janvier

Le Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM) vient de rendre publiques les déclarations mensuelles sur les programmes de rachat effectués par les sociétés cotées à fin janvier 2010.
Sur les 15 programmes de rachat répertoriés par le gendarme boursier, 8 n’ont pas du tout été actifs le mois dernier. Il s’agit de ceux gérés par Addoha, Atlanta, Auto Hall, BCP, BMCI, Samir, Stokvis et Timar, qui n’ont effectué aucune transaction. Les sociétés actives ont adopté, pour leur part, dans leur grande majorité, des positions acheteuses puisque seuls BMCE, Maroc Telecom et Sothema ont effectué des opérations de cession sur leurs titres et encore dans des proportions moindres que ce qui a été acheté.
Par ailleurs, dans leur ensemble, les sociétés bénéficient encore de marges pour faire jouer leurs programmes. En effet, seul BMCE approche le nombre maximum d’actions qui lui est autorisé de détenir. Prévisible, puisque la banque, en prévision de son augmentation de capital réservée à ses salariés, a largement fait jouer son programme de rachat pour soutenir le cours de son titre en Bourse. A noter enfin que le programme d’Atlanta touchera bientôt à son terme.

Plus de 234 millions de parts et d’actions d’OPCVM en circulation au Maroc à fin 2009

A fin 2009, plus de 234 millions d’actions et parts d’OPCVM étaient en circulation sur la place financière marocaine, selon des statistiques publiées par le CDVM.
Les mêmes données laissent apparaître que le nombre total de porteurs de parts d’OPCVM à augmenté de 30,82%, à 33 840 porteurs durant l’année écoulée. Naturellement, les personnes physiques résidentes représentent l’essentiel de cette population avec 28 662 souscripteurs à fin 2009 et une augmentation sur l’année de 32,6%. Au nombre de 3 048 à fin décembre, les personnes morales résidentes auront augmenté, elles, de 44,6%. S’agissant des porteurs non résidents, les personnes morales s’élevaient à 17 à la fin de l’année passée (112,47% de progression). Quant aux personnes physiques, leur nombre s’est élevé à
2 113 personnes, soit une baisse de 1,12% sur l’année. Cette catégorie est en fait la seule dont le nombre de souscripteurs a baissé courant 2009.