Focus de la semaine du 04/10/2010

L’année 2010 a bien démarré pour la Snep. Le plasturgiste a profité d’une meilleure conjoncture internationale, marquée par une progression de la demande de PVC, pour améliorer ses indicateurs d’activité et de rentabilité.

Snep : chiffre d’affaires semestriel en hausse de 11%, à 416 MDH

L’année 2010 a bien démarré pour la Snep. Le plasturgiste a profité d’une meilleure conjoncture internationale, marquée par une progression de la demande de PVC, pour améliorer ses indicateurs d’activité et de rentabilité. Son chiffre d’affaires au 30 juin 2010 s’établit à 416,1 MDH, en augmentation de 11% par rapport à la même période en 2009. Cette évolution s’explique principalement par l’augmentation de 20% des prix du PVC, consécutivement au renchérissement de l’éthylène. L’excédent brut d’exploitation a suivi la même tendance que l’activité, en s’améliorant de 10% pour s’établir à 57,3 MDH. Cette progression a été réalisée en dépit du renchérissement du coût d’approvisionnement en matières premières stratégiques. Quant au résultat net, il se stabilise à 31,9 MDH, impacté négativement par la constatation d’une dotation financière de 2,5 MDH sur les titres Snep auto détenus dans le cadre du programme de rachat. Hors cette provision, ainsi que la reprise financière de 6,6 MDH constatée au premier semestre 2009, le résultat net semestriel ressort en hausse de 36%.

Résultat net part du groupe en hausse de 4,4% au 30 juin pour Crédit du Maroc, à 224 MDH

Activité et résultats en progression pour Crédit du Maroc au titre du premier semestre 2010. Les dépôts de la clientèle de la banque ont augmenté de 2,9% au 30 juin, à 31 milliards de DH, et les crédits à la clientèle de 5,7%, à 33,26 milliards de DH. Ces réalisations commerciales ont permis au Produit net bancaire de croître de 13,7%, à 992 MDH. La marge d’intérêt a gagné 13,6%, et la marge sur commissions de 16%, et ce, grâce à l’effort de production fourni par la banque de détail et la banque de financement et d’investissement, ainsi qu’au bon comportement des activités des filiales spécialisées.
Le résultat brut d’exploitation a, lui, progressé de 21,5%, à 534 MDH, grâce à une bonne maîtrise des charges opérationnelles qui n’évoluent que de 5,8% dans un contexte de fort développement (ouverture de 21 nouvelles agences). Néanmoins, le résultat net part du groupe limite sa croissance à 4,4%, s’établissant à 224 MDH. Cette hausse timide résulte de l’augmentation du coût du risque de la banque qui a plus que doublé, passant de 80,9 à fin juin 2009 à 173,4 MDH à fin juin 2010.

CIH : le passage aux IFRS plombe le résultat net part du groupe au premier semestre

Premier semestre difficile pour le Crédit immobilier et hôtelier (CIH). Malgré l’amélioration des indicateurs commerciaux de la banque, les résultats financiers s’inscrivent en dégradation pour diverses raisons. En effet, la structure des dépôts de la clientèle a été améliorée, avec une croissance des dépôts à vue et une baisse des dépôts à terme. Pour sa part, l’encours des crédits sains a augmenté de 3%, et les déblocages de crédits ont atteint 2,5 milliards de DH, et ce, malgré le ralentissement du secteur de l’immobilier. Néanmoins, le Produit net bancaire du CIH marque un recul de 4,7% d’un semestre à l’autre, à 617,4 MDH, et le résultat net baisse de 21,5% à 116,6 MDH. La banque tient à préciser que l’exercice 2009 a enregistré une plus-value exceptionnelle sur cession d’actifs de 80 MDH.
Enfin, sur une base consolidée, le résultat net part du groupe du CIH passe de 248 MDH au 30 juin 2009 à 24,3 MDH seulement au 30 juin 2010. Cette chute s’explique par la constitution, en IFRS, d’une provision pour couvrir le risque fiscal, pour un montant de 168 MDH.